Malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et humanitaires, l’État burkinabè affiche une performance budgétaire notable en 2025. À fin septembre, le gouvernement a mobilisé plus de 2 500 milliards FCFA de ressources et consacré près de 1 200 milliards FCFA, environ 1,83 milliard d’euros, au règlement de la dette intérieure. Un effort crucial pour soutenir la relance de l’économie nationale.
L’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2025 révèle une dynamique encourageante. Au 30 septembre, les recettes mobilisées s’élèvent à 2 513,76 milliards F CFA, dépassant l’objectif fixé de 2 393,90 milliards F CFA. Ce résultat correspond à un taux de réalisation de 105 %, preuve d’une capacité accrue de l’administration à collecter les ressources publiques.
Comparées aux recettes globales prévues pour l’année, estimées à 3 149,79 milliards FCFA, ces mobilisations représentent déjà 76,76 % à trois mois de la clôture de l’exercice. En valeur absolue, les recettes enregistrées affichent une progression de 388,15 milliards FCFA par rapport à la même période en 2024, soit une hausse relative de 18,26 %.
Le règlement de la dette intérieure : un signal fort
Cette bonne performance budgétaire a permis au gouvernement de consacrer une part importante des ressources au paiement de la dette intérieure. Entre janvier et septembre 2025, près de 1 200 milliards FCFA ont été déboursés à cet effet. Ce montant traduit un effort significatif pour assainir les finances publiques et soutenir la confiance des acteurs économiques.
Le solde de la dette intérieure restant à payer s’établit à 161 milliards FCFA, contre 370 milliards FCFA à la même période en 2024. Cette réduction témoigne d’une volonté claire de l’État de respecter ses engagements financiers et de limiter l’accumulation d’arriérés.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a rappelé que la dette publique est par nature dynamique, puisqu’elle se constitue au fil des nouveaux engagements pris par l’État. Selon lui, les efforts déployés visent à maintenir un rythme régulier de paiement afin d’éviter que les créances ne s’accumulent.
«Pour ce qui est des dettes dont les ordres de paiement sont arrivés au Trésor, il n’y a que celles de 2025 que nous continuons d’exécuter,» a-t-il précisé à l’issue du Conseil des ministres du 4 décembre 2025. Cette déclaration illustre la volonté du gouvernement de rester à jour dans le règlement des obligations financières.
Un levier pour la relance économique
Le règlement de la dette intérieure n’est pas seulement une opération comptable. Il constitue un véritable levier pour la relance économique. En honorant ses engagements, l’État libère des ressources pour les entreprises locales, renforce la confiance des partenaires financiers et favorise la fluidité des échanges.
Cette dynamique contribue à stimuler l’activité économique dans un contexte où le pays fait face à des défis sécuritaires et humanitaires majeurs. Le paiement régulier des dettes permet aux acteurs économiques de disposer de liquidités, de maintenir leurs activités et de préserver des emplois.





Burkina Faso
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