Tous les articles qui parlent de Gazoduc

Epine dorsale silencieuse de l'économie mondiale, les infrastructures sous-marines (câbles de données, gazoducs, pipelines) assurent le transport de plus de 99 % du trafic internet et de 22 billions de dollars de transactions financières par jour de travail (Lionel Yee Singapore CIL Conference 2025), tout en formant le socle de la transition énergétique vers l'hydrogène vert et l'éolien offshore.

Nous assistons de nos jours à des changements majeurs non seulement au niveau des équilibres des forces au niveau mondial mais aussi à l’utilisation d’armes hybrides par certains acteurs étatiques, nous avons déjà passé en revue les armes géoéconomiques et géopolitiques de toutes sortes dans des articles précédents dans ce site. Cet article se penche sur les menaces qui pèsent sur les infrastructures sous-marines et/ou en offshore et le danger que cela représente pour la sécurité et la quête de la souveraineté numérique et énergétique.

Cette annonce marque la conclusion de plusieurs années de négociations impliquant treize pays membres de la Cédéao. Le projet est, il est vrai, d'une envergure sans précédent. Long de 6.900 kilomètres, le gazoduc reliera les côtes du Nigeria à celles du Maroc en longeant la façade atlantique du Continent, à travers un tracé hybride combinant des segments sous-marins et terrestres.

Le gigantesque projet d’un gazoduc de 25 milliards de dollars, reliant le Nigeria au Maroc pour approvisionner les marchés européens en GNL (gaz naturel liquéfié), prend forme, rapporte notre confrère Sika Finance s’appuyant sur les déclarations de la directrice générale de l’Office national (marocain) des Hydrocarbures du Maroc (Onhym). En effet, Abuja et Rabat s'apprêtent à poser la toute dernière pierre juridique de ce projet aux dimensions titanesques. Un accord intergouvernemental portant sur la construction de ce gazoduc dont le coût est estimé à 25 milliards de dollars, sera signé cette année, confirme Amina Benkhadra.

C’est un véritable «cadeau» de Noël législatif pour le gestionnaire du gazoduc, WAPCo (West African Gas Pipeline Company). Principal opérateur du gazoduc ouest-africain qui transporte du gaz naturel du Nigeria vers le Ghana, en passant par le Bénin et le Togo, il vient de bénéficier d’un avantage fiscal.

Pour redonner du souffle à la West African Gas Pipeline Company (WAPCo) et harmoniser sa législation avec ses voisins, l’Assemblée nationale togolaise a adopté, le 24 décembre 2025, une réforme majeure du cadre fiscal lié au transport du gaz naturel. Entre exonérations prolongées et baisse du taux d’imposition, Lomé fait le choix de la flexibilité pour garantir sa stabilité énergétique.

Un communiqué de l'Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) indique que ces rencontres de haut niveau ont réuni les directeurs généraux (et leurs équipes) des compagnies pétrolières nationales des pays traversés par le Gazoduc africain Atlantique, ainsi que le Commissaire infrastructures, énergie et digitalisation et le Directeur de l’Energie et des Mines de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en présence des représentants du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, de l'Office National de l'Électricité et de l'Eau Potable (ONEE) et de l'Agence marocaine pour l'énergie durable (MASEN).

Dans le cadre de la gouvernance du projet et conformément aux protocoles d’accord signés entre les compagnies pétrolières nationales, des réunions du comité technique (Technical Committee) et du comité de pilotage (Steering Committee) ont été organisées les 10 et 11 juillet à Rabat avec pour objectif de faire le point sur l’avancement du projet

La guerre en Ukraine et la crise énergétique qui en découle ont réveillé deux projets phares de gazoducs ouest-africains : le Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) reliant le Nigéria à l’Algérie, et le Nigeria Morocco Gas Pipeline (NMGP) entre le Nigéria et le Maroc. Ces infrastructures se livrent une compétition qui dépasse l’énergie, incarnant des enjeux géopolitiques, économiques et stratégiques dans un contexte régional instable et mondial incertain