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La junior minière australienne Toubani Resources a annoncé, mercredi 1er juillet, la désignation de Corica Mining Services comme entrepreneur minier de sa future mine d’or Kobada, au Mali. Attribué à l’issue d’un appel d’offres, ce contrat, d’une durée initiale de cinq ans, demeure toutefois conditionné à la finalisation de plusieurs dispositions contractuelles entre les deux parties.

La société ivoirienne Corica Mining Services franchit une nouvelle étape dans son expansion en Afrique de l’Ouest. Sélectionnée par l’australienne Toubani Resources pour assurer les opérations minières de la future mine d’or Kobada, au Mali, elle consolide sa position sur un marché largement dominé par les grands groupes internationaux.

Le message du général Mamadi Doumbouya est sans ambiguïté : l’ère de l’exploitation passive du sous-sol guinéen est révolue. Reçu par les opérateurs du secteur aurifère, le chef de l’État a coupé court à toute velléité de dialogue, affirmant qu’il n’était pas venu pour négocier mais pour imposer une nouvelle donne.

Le président guinéen a annoncé l’interdiction immédiate et définitive de l’exportation d’or brut. Lors d’une réunion stratégique tenue le 19 juin 2026, le chef de l’État a affiché sa fermeté face aux compagnies minières, conditionnant désormais le maintien de leurs licences à la transformation locale du précieux métal. Un ultimatum sans concession aux acteurs miniers.

L’information tombe à pic au moment où les cours du métal jaune battent des records. Kefi Gold and Copper tente depuis plusieurs années de lever ce financement, sans grand succès.

Après moults reports, la société minière Kefi Gold and Copper assure être sur le point de relancer le développement de son projet aurifère Tulu Kapi, révèle notre confrère Ecofin. Dans une note au Conseil d’administration (ndlr : datée du 22 décembre), son management indique avoir finalisé les diligences nécessaires à la mobilisation des 340 millions de dollars US pour financer la construction de la mine.

Mise en service prévue fin juin 2025, Kiaka appartient aujourd’hui à 85 % à WAF. Les nouvelles règles minières permettent à l’État de réclamer 35 % supplémentaires, une demande transmise cet été et qui avait suspendu la cotation du groupe sur l’ASX, désormais rétablie. Le dossier est désormais piloté par la SOPAMIB, la société publique créée en 2024 pour porter les ambitions minières nationales et déjà active sur plusieurs sites aurifères.

West African Resources (WAF) joue une partie décisive au Burkina Faso pour conserver la main sur la mine d’or Kiaka. Alors que le gouvernement a exprimé son intention de porter sa participation de 15 % à 50 %, la compagnie australienne propose une alternative qui viserait à renforcer les revenus publics issus du secteur aurifère, sans pour autant céder le contrôle de son actif stratégique. En visite récemment à Ouagadougou, le PDG Richard Hyde a présenté cette option, dont les contours restent confidentiels, aux autorités burkinabè.

Les discussions entre les autorités maliennes et le géant canadien ont porté sur plusieurs points sensibles : - le renouvellement du permis d’exploitation pour dix ans, dont l’échéance est prévue en février 2026 ; - la libération de quatre employés de Barrick arrêtés au Mali ; - la restitution de trois tonnes d’or saisies par l’État ; - le retrait de la procédure d’arbitrage engagée par Barrick contre Bamako. La mise en œuvre de ces engagements pourrait rétablir la confiance et relancer durablement la coopération.

Après plus d’un an de tensions liées au nouveau code minier, Bamako et Barrick Gold semblent avoir trouvé un terrain d’entente. Un accord de principe verbal a été conclu le 21 novembre concernant le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique de l’Ouest. Si la signature officielle reste attendue, ce pas en avant pourrait marquer la fin d’un bras de fer qui paralysait l’exploitation.