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L’information tombe à pic au moment où les cours du métal jaune battent des records. Kefi Gold and Copper tente depuis plusieurs années de lever ce financement, sans grand succès.

Après moults reports, la société minière Kefi Gold and Copper assure être sur le point de relancer le développement de son projet aurifère Tulu Kapi, révèle notre confrère Ecofin. Dans une note au Conseil d’administration (ndlr : datée du 22 décembre), son management indique avoir finalisé les diligences nécessaires à la mobilisation des 340 millions de dollars US pour financer la construction de la mine.

Mise en service prévue fin juin 2025, Kiaka appartient aujourd’hui à 85 % à WAF. Les nouvelles règles minières permettent à l’État de réclamer 35 % supplémentaires, une demande transmise cet été et qui avait suspendu la cotation du groupe sur l’ASX, désormais rétablie. Le dossier est désormais piloté par la SOPAMIB, la société publique créée en 2024 pour porter les ambitions minières nationales et déjà active sur plusieurs sites aurifères.

West African Resources (WAF) joue une partie décisive au Burkina Faso pour conserver la main sur la mine d’or Kiaka. Alors que le gouvernement a exprimé son intention de porter sa participation de 15 % à 50 %, la compagnie australienne propose une alternative qui viserait à renforcer les revenus publics issus du secteur aurifère, sans pour autant céder le contrôle de son actif stratégique. En visite récemment à Ouagadougou, le PDG Richard Hyde a présenté cette option, dont les contours restent confidentiels, aux autorités burkinabè.

Les discussions entre les autorités maliennes et le géant canadien ont porté sur plusieurs points sensibles : - le renouvellement du permis d’exploitation pour dix ans, dont l’échéance est prévue en février 2026 ; - la libération de quatre employés de Barrick arrêtés au Mali ; - la restitution de trois tonnes d’or saisies par l’État ; - le retrait de la procédure d’arbitrage engagée par Barrick contre Bamako. La mise en œuvre de ces engagements pourrait rétablir la confiance et relancer durablement la coopération.

Après plus d’un an de tensions liées au nouveau code minier, Bamako et Barrick Gold semblent avoir trouvé un terrain d’entente. Un accord de principe verbal a été conclu le 21 novembre concernant le complexe aurifère de Loulo-Gounkoto, l’un des plus grands producteurs d’or d’Afrique de l’Ouest. Si la signature officielle reste attendue, ce pas en avant pourrait marquer la fin d’un bras de fer qui paralysait l’exploitation.

Cette décision marque une escalade dans le différend qui oppose Barrick au gouvernement malien. Dans une première réaction, le groupe Barrick Mining a indiqué dans un communiqué que «cette action était injustifiée.» «Justice n'a été ni entendue ni rendue,» a déclaré à l’agence Reuters Issaka Keita, l'un de l’équipe de la défense de Barrick. L’exploitation du complexe de Loulo-Gounkoto, qui représentait 14 % de la production de Barrick Mining, est suspendue depuis janvier dernier en raison d'un conflit entre l'entreprise et le gouvernement malien au sujet des impôts et de la propriété. L’Etat malien actionnaire du complexe minier, avait demandé au tribunal de Commerce de Bamako de nommer un administrateur.

Le complexe minier de Loulo-Gounkoto où le groupe canadien Barrick Mining exploite des gisements d’or, a été placé lundi 16 juin sous le contrôle de l'Etat par un tribunal malien. C’est l'ancien ministre malien de la Santé, Soumana Makadji, qui va assurer les fonctions d'administrateur provisoire pour six mois, a indiqué le président du tribunal

En 2024, les Émirats arabes unis (EAU) ont importé 1’392 tonnes d’or, pour une valeur estimée à 105,4 milliards de dollars, se hissant au deuxième rang mondial des importateurs derrière la Suisse. Parmi ces volumes, 748 tonnes proviennent du continent africain — une hausse de 18 % en un an — confirmant la position d’Abou Dhabi et Dubaï comme plaques tournantes du commerce aurifère africain.

Accra aurait perdu la bagatelle de 11 milliards de dollars au cours des cinq dernières années à cause d’une contrebande «industrielle» de l'or provenant de l’exploitation artisanale dont une grande partie est acheminée vers les Emirats arabes unis, connue pour être une plaque tournante du blanchiment d’argent, accuse l'ONG helvétique Swissaid dans un rapport publié mardi 11 juin. Les auteurs du rapport révèlent un incroyable gap de 229 tonnes entre les exportations d'or du Ghana et les importations correspondantes sur seulement cinq ans, la majeure partie de l'or de contrebande finissant à Dubaï. Cela représente 11,4 milliards de dollars de pertes financières