West African Resources (WAF) joue une partie décisive au Burkina Faso pour conserver la main sur la mine d’or Kiaka. Alors que le gouvernement a exprimé son intention de porter sa participation de 15 % à 50 %, la compagnie australienne propose une alternative qui viserait à renforcer les revenus publics issus du secteur aurifère, sans pour autant céder le contrôle de son actif stratégique. En visite récemment à Ouagadougou, le PDG Richard Hyde a présenté cette option, dont les contours restent confidentiels, aux autorités burkinabè.
Mise en service prévue fin juin 2025, Kiaka appartient aujourd’hui à 85 % à WAF. Les nouvelles règles minières permettent à l’État de réclamer 35 % supplémentaires, une demande transmise cet été et qui avait suspendu la cotation du groupe sur l’ASX, désormais rétablie. Le dossier est désormais piloté par la SOPAMIB, la société publique créée en 2024 pour porter les ambitions minières nationales et déjà active sur plusieurs sites aurifères.
WAF assure vouloir travailler «de manière constructive» avec la SOPAMIB pour identifier des projets pouvant renforcer la participation nationale, créer des emplois et mieux valoriser les ressources du pays. Mais rien n’indique encore si la coopération envisagée portera sur Kiaka, sur d’autres mines en exploitation ou sur des sites fermés.
En toile de fond, un enjeu financier majeur : concilier les exigences des prêteurs avec la volonté de Ouagadougou d’accroître les recettes tirées de l’or. WAF, qui exploite aussi la mine de Sanbrado, ambitionne de produire jusqu’à 360 000 onces d’or au Burkina Faso en 2025, dont près de la moitié proviendrait de Kiaka.





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