Le complexe minier de Loulo-Gounkoto où le groupe canadien Barrick Mining exploite des gisements d’or, a été placé lundi 16 juin sous le contrôle de l’Etat par un tribunal malien. C’est l’ancien ministre malien de la Santé, Soumana Makadji, qui va assurer les fonctions d’administrateur provisoire pour six mois, a indiqué le président du tribunal
Cette décision marque une escalade dans le différend qui oppose Barrick au gouvernement malien. Dans une première réaction, le groupe Barrick Mining a indiqué dans un communiqué que «cette action était injustifiée.»
«Justice n’a été ni entendue ni rendue,» a déclaré à l’agence Reuters Issaka Keita, l’un de l’équipe de la défense de Barrick. L’exploitation du complexe de Loulo-Gounkoto, qui représentait 14 % de la production de Barrick Mining, est suspendue depuis janvier dernier en raison d’un conflit entre l’entreprise et le gouvernement malien au sujet des impôts et de la propriété. L’Etat malien actionnaire du complexe minier, avait demandé au tribunal de Commerce de Bamako de nommer un administrateur.
Si elle est rouverte, la mine pourrait générer des revenus d’au moins 1 milliard de dollars au cours de l’année prochaine, selon les estimations de l’agence Reuters, au moment où les cours de l’or volent de record en record. Cette impasse risque d’inquiéter d’éventuels investisseurs au Mali.
Bamako et Barrick sont en négociation depuis 2023 sur la mise en œuvre d’un nouveau code minier qui augmente les taxes et révise la clé de répartition des revenus.
La licence minière de Barrick au Mali devrait expirer en février 2026. La multinationale canadienne a suspendu ses activités au Mali à la mi-janvier dernier après la saisie de trois tonnes d’or par les autorités. Le gouvernement malien avait bloqué ses exportations en novembre 2024, ce qui a poussé Barrick à retirer sa production au Mali de ses prévisions pour 2025.





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