Après moults reports, la société minière Kefi Gold and Copper assure être sur le point de relancer le développement de son projet aurifère Tulu Kapi, révèle notre confrère Ecofin. Dans une note au Conseil d’administration (ndlr : datée du 22 décembre), son management indique avoir finalisé les diligences nécessaires à la mobilisation des 340 millions de dollars US pour financer la construction de la mine.
L’information tombe à pic au moment où les cours du métal jaune battent des records. Kefi Gold and Copper tente depuis plusieurs années de lever ce financement, sans grand succès.
C’est l’incertitude sur le montage financier qui avait contraint le groupe au début de l’année à décaler la mise en production de la mine à 2027, contre 2026 initialement prévu. Malgré ce report, la société a récemment fait état d’avancées dans les négociations engagées pour boucler le financement.
Notons entre autres la finalisation d’un accord de prêt de 240 millions de dollars US conclu avec l’Africa Finance Corporation et la banque de Commerce et de Développement de l’Afrique orientale et centrale. Ce financement est désormais en passe d’être bouclé, avec des premiers tirages attendus l’année prochaine. En parallèle, la société affirme avoir mobilisé 100 millions de dollars US supplémentaires, combinant fonds propres et dette, avec le soutien d’investisseurs institutionnels éthiopiens.
«C’est un moment historique que d’annoncer que le financement complet a été réuni pour le lancement du projet aurifère Tulu Kapi de Kefi, que nous considérons comme l’un des projets de développement aurifère à la plus haute teneur d’Afrique ; nous lançons maintenant la phase de développement de Kefi, avec une première production prévue en 2027 et une production à pleine capacité dès 2028,» a déclaré Harry Anagnostaras‑Adams, Président exécutif de Kefi.
Avec Tulu Kapi, l’ambition de Kefi Gold and Copper est de développer une mine capable de produire en phase de croisière, 164.000 onces d’or par an. Si le lancement de la construction est annoncé comme imminent, les modalités opérationnelles des travaux sur le site restent, à ce stade, peu détaillées. Au regard de l’échéance de mise en service, l’année 2026 s’annonce néanmoins déterminante pour le projet.





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