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Sa nomination par Audrey Azoulay, en octobre 2025 à Paris, ne doit rien au hasard. Elle salue une vision singulière, à la croisée de la finance, de l’éducation et du développement humain, mais elle reconnaît également l’impact concret d’une expertise qui, du Ghana au Gabon, du Congo à la Côte d’Ivoire, a permis de restructurer plus de 20 milliards de dollars de dette, de mobiliser des fonds souverains, d’accompagner des projets routiers, énergétiques et logistiques, et surtout de rendre l’Afrique lisible pour les investisseurs institutionnels.

À l’heure où l’Afrique affronte un déficit annuel de 170 milliards de dollars en infrastructures et où la compétition mondiale pour les capitaux s’intensifie, un acteur s’impose de plus en plus dans les cercles financiers internationaux : Algest Investment Bank. Depuis plus de vingt ans, cette banque d’affaires indépendante, discrète mais déterminante, est devenue l’une des rares institutions capables de transformer des ambitions politiques en projets financièrement crédibles. À sa tête, Ibrahim Magassa, banquier ivoirien, ancien bénéficiaire des programmes éducatifs de l’UNESCO à Grand-Bassam, aujourd’hui propulsé au rang d’Ambassadeur de bonne volonté pour la Priorité Afrique.

Issue du monde de la finance, Fatou Dieng a bâti une carrière solide au sein de grandes institutions telles que la Société Générale, Sopra Steria et BNP Paribas, avant de choisir la voie de l’entrepreneuriat. En 2017, elle fonde Your PersonalShopper (YPS), une plateforme de shopping-live innovante permettant aux consommateurs africains d’acheter en ligne sur des sites internationaux ou directement auprès de créateurs du monde entier.

Pionnière du e-commerce éthique au Sénégal, Fatou Dieng franchit une nouvelle étape dans son parcours d’entrepreneure. La fondatrice de la marketplace Maket vient d’intégrer l’incubateur HEC Paris à Station F, le plus grand campus de startups au monde, pour porter haut une vision africaine du design, du recyclage et de la mode durable

Au programme : des tables rondes et échanges de haut niveau pour identifier des opportunités d’investissement et renforcer la place du continent dans les débats économiques mondiaux.

La sixième édition du Choiseul Africa Business Forum se tiendra les 4 et 5 novembre 2025 à l’Hôtel Marriott de Rabat. Organisé par Choiseul Africa, présidé par Pascal Lorot, ce forum annuel rassemblera quelque 800 décideurs économiques et institutionnels parmi les plus influents d’Afrique, d’Europe et du Golfe. Deux jours de panels stratégiques et de sessions de travail (moments de networking, keynote d’experts…) consacrés à l’avenir des économies africaines.

Le Bénin veut montrer qu’il n’est plus seulement candidat aux financements internationaux mais capable de mettre en place des outils lisibles, comparables et crédibles pour transformer ses ambitions climatiques en projets bancables. Dans un contexte où l’accès au capital dépend de plus en plus de la capacité à prouver l’impact, la démarche illustre un repositionnement stratégique. Ce choix intervient à un moment charnière : l’Afrique fait face à un besoin massif de financement climatique, estimé par la Banque africaine de développement à plus de 250 milliards de dollars par an d’ici 2030. En adoptant un cadre aligné sur les meilleures pratiques internationales, Cotonou cherche à se différencier et à se placer dans la même ligue que les pionniers régionaux comme le Nigeria ou l’Égypte.

Cap sur la finance verte. En s’alignant sur les référentiels ICMA/LMA 2025 (référentiels internationaux qui fixent les bonnes pratiques des obligations et prêts verts) et en obtenant une opinion indépendante de Sustainable Fitch jugée «Bon,» dont quatre piliers sont classés «Excellents,» le Bénin envoie un signal fort aux investisseurs

Après le Togo, en mars dernier, c’est au tour du Bénin de signer, en ce mois de juillet, un partenariat de coopération militaire avec Moscou, officiellement destiné à lutter contre le terrorisme. Un accord qui facilite l’accès des navires militaires russes aux ports béninois et qui ouvre des perspectives économiques. Et l’ambassadeur russe au Bénin, Igor Evdokimov de rappeler que "contrairement aux États occidentaux qui parasitent les richesses du continent africain, la Russie offre un modèle de coopération basé sur le respect de la souveraineté et la prise en compte inconditionnelle des intérêts de chacun." Un narratif qui sied au contexte actuel.

Tandis que les puissances occidentales réévaluent leur rôle en Afrique de l’Ouest, la Russie s’impose comme un acteur incontournable. Entre accords militaires, partenariats énergétiques et soutien politique, Moscou tisse une toile d’influence dans le Sahel, redéfinissant les équilibres régionaux. Tour d’horizon d’une offensive diplomatique assumée

Accra ne dit pas s’il compte indemniser l’entreprise dont le contrat a été annulé. Parmi les partenaires pressentis pour prendre le relais, figurent Emirates Global Aluminium (EGA), - un groupe auquel les autorités guinéennes reprochent de ne pas avoir rempli son cahier des charges ou une multinationale chinoise. Le groupe émirati, qui a perdu sa licence minière en Guinée en raison de retards dans la construction d'une raffinerie, a signé en juin dernier un protocole d'accord avec le partenaire de Rocksure International pour explorer les opportunités au Ghana.

Le gouvernement ghanéen a résilié le contrat d’exploitation de bauxite de 1,2 milliard de dollars avec la société locale Rocksure International, en justifiant sa décision par le fait qu’il privilégie un partenariat avec un major minier étranger pour exploiter l'un des gisements les plus riches d'Afrique de l'Ouest, rapporte Reuters dans une dépêche du 28 juillet.