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Dans sa première réaction, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, y a vu «un signe de confiance de la communauté financière dans les réformes engagées par le chef de l’Etat, le Général Mamadi Doumbouya». Beaucoup moins pompeux, les analystes de Standard & Poor’s disent à peu près la même chose : «la perspective positive reflète la forte augmentation des réserves de change de la Guinée, qui constituent des amortisseurs supplémentaires dans un contexte macroéconomique volatil, la hausse des recettes non minières, la dynamique positive des réformes et les solides perspectives de croissance économique».

Dans une note de synthèse publiée le vendredi 13 mars dans la soirée, l’agence S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a relevé la perspective du rating de la Guinée de stable à positive. Parallèlement, le major mondial de la notation financière a confirmé les notations de crédit souverain à long terme et à court terme du Trésor guinéen à « B+/B »

Standard & Poor’s justifie sa décision par la détérioration de la situation budgétaire du Sénégal en face de la montée des besoins de financement. Les perspectives négatives reflètent l’évaluation des analystes de l’agence de notation selon laquelle les indicateurs révisés de la dette publique, associés à des besoins de financement bien plus élevés en 2025 par rapport aux prévisions initiales et aux échéances du service de la dette pour 2026, accroissant la pression financière sur le Trésor.

L’agence de notation financière S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a rétrogradé lundi 14 juillet, la note souveraine en devises et en monnaie locale du Sénégal de «B» à «B-.» Dans la grille de l'agence, cela signifie une « faible capacité de l’emprunteur à faire face à ses obligations.» Ce déclassement est assorti de perspectives négatives, ce qui fait planer le spectre d’une nouvelle dégradation si la situation budgétaire du pays ne s’améliore pas dans les prochains six mois

Dans leur commentaire, les analystes de Fitch Ratings expliquent que la note «CCC» reflète un PIB par habitant supérieur à celui de ses pairs, contrebalancé par une forte dépendance à l'égard des recettes volatiles des hydrocarbures et des déficiences persistantes de la gestion des finances publiques. Ces faiblesses sont exacerbées par les tensions sur le marché régional de la dette et l'accès limité aux financements extérieurs.

L’agence de notation financière Fitch Ratings a maintenu inchangée la note souveraine «CCC» du Trésor tout en relevant une fragilité persistante des finances publiques et des déséquilibres budgétaires accentués par une gestion jugée inefficiente et une forte dépendance des recettes pétrolières

En fait, l’ajustement du rating d’Afreximbank à BBB-, est une révision des perspectives de la banque de financement du commerce extérieur de l’Union africaine auquel l’agence Fitch reproche sa politique de gestion des risques et de provisionnement de créances douteuses. Les perspectives négatives adossées à la note d’Afreximbank signifient que si d’ici un an, la situation de l’institution n’évolue pas, elle pourrait perdre son triple B (l’investment grade). Les analystes de Fitch ont estimé que le taux de créances douteuses d'Afreximbank dépassait le seuil de «risque élevé» de 6 % défini dans la grille d’évaluation de l'agence de notation. Pour se défendre, Afreximbank a indiqué que dans ses comptes du premier trimestre 2025, le taux de créances douteuses s'élevait à 2,44 %.

L’abaissement en milieu de semaine dernière par l’agence Fitch Ratings de la note de crédit d’Afreximbank de BBB à BBB-, a mis le feu aux poudres. Depuis Addis-Abeba, les snipers du «Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP)» créé par l'Union africaine (UA), ont aussitôt sorti les canons pour pilonner cette décision au motif «qu'elle était basée sur une catégorisation défectueuse des prêts.» Ces fonctionnaires ont même exigé que l’agence Fitch reconsidère sa décision. Rien que ça !