Le Nigeria a été choisi pour abriter le siège du Forum des régulateurs pétroliers africains (AFRIPERF), une organisation régionale récemment créée pour harmoniser les politiques et renforcer la coopération dans le secteur pétrolier du continent. Cette décision consacre la position stratégique du pays en tant que premier producteur africain de brut et conforte son rôle de leader dans la régulation énergétique.
La Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier en amont (NUPRC) a annoncé que le Nigeria accueillera désormais le siège du Forum des régulateurs pétroliers africains (AFRIPERF). Pour Gbenga Komolafe, Directeur général de la NUPRC, cette décision illustre la confiance accordée au Nigeria par ses pairs africains. Le pays, qui demeure le premier producteur de pétrole brut du continent, voit ainsi son rôle institutionnel renforcé dans un secteur vital pour l’économie africaine.
«Cette désignation conforte la position clé du Nigeria dans la régulation pétrolière africaine,» a souligné Komolafe, rappelant que la stabilité et la transparence des marchés énergétiques passent par une coopération accrue entre les États producteurs.
Gbenga Komolafe élu Président d’AFRIPERF
En plus de l’installation du siège au Nigeria, Gbenga Komolafe a été élu président de l’organisation. Déjà président intérimaire depuis la création d’AFRIPERF en septembre dernier, il voit son mandat confirmé par les membres fondateurs. Son élection traduit la volonté des régulateurs africains de s’appuyer sur son expérience et son engagement pour bâtir une institution solide et crédible.
Sous sa direction, AFRIPERF ambitionne de devenir une plateforme incontournable pour l’échange de bonnes pratiques, la coordination des politiques réglementaires et la défense des intérêts africains dans les négociations internationales sur l’énergie.
Une organisation née à Accra
AFRIPERF est le fruit de la 31e Semaine africaine du pétrole (Africa Oil Week – AOW), tenue en septembre dernier à Accra, au Ghana. L’acte constitutif a été signé par huit pays : le Nigeria, le Ghana, la Somalie, la Gambie, Madagascar, le Soudan, la Guinée et le Togo.
Cette diversité géographique illustre la volonté de rassembler des États aux profils variés – grands producteurs, pays émergents ou États en quête de structuration de leur secteur pétrolier – autour d’une même table. L’objectif est clair : créer un cadre de régulation commun qui favorise la transparence, la durabilité et l’efficacité dans la gestion des ressources.
Vers une harmonisation des régulations africaines
Le secteur pétrolier africain souffre souvent de disparités réglementaires, de manque de coordination et de difficultés à attirer des investissements durables. AFRIPERF entend répondre à ces défis en proposant :
- Une harmonisation des cadres juridiques et fiscaux pour réduire les incertitudes des investisseurs ;
- Un partage d’expertise technique et institutionnelle afin de renforcer les capacités des régulateurs nationaux ;
- Une coopération accrue pour défendre les intérêts africains face aux grandes compagnies internationales et aux marchés mondiaux.
En plaçant son siège au Nigeria, l’organisation bénéficie d’un environnement institutionnel déjà solide et d’une expertise reconnue dans la gestion des hydrocarbures.
Un enjeu stratégique pour l’Afrique
Au-delà de la régulation, AFRIPERF pourrait jouer un rôle déterminant dans la transition énergétique du continent. Alors que les pressions internationales pour réduire la dépendance aux énergies fossiles s’intensifient, l’Afrique doit trouver un équilibre entre exploitation de ses ressources et diversification énergétique.
Le Nigeria, fort de son expérience et de son poids économique, est appelé à guider cette réflexion. Son leadership au sein d’AFRIPERF pourrait contribuer à une meilleure intégration des enjeux environnementaux et sociaux dans les politiques pétrolières africaines.
La défense des intérêts africains
Le choix du Nigeria comme siège d’AFRIPERF et l’élection de Gbenga Komolafe à sa présidence marquent une étape importante dans la structuration du secteur pétrolier africain. Cette organisation régionale, encore jeune, devra relever le défi de l’harmonisation réglementaire et de la défense des intérêts africains dans un marché mondial en pleine mutation.
Avec ce nouveau rôle, le Nigeria confirme son statut de puissance énergétique et s’impose comme un acteur incontournable dans la régulation pétrolière du continent.





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