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Le déficit énorme africain vis-à-vis de la Chine réside moins dans les barrières douanières que dans la faiblesse des capacités industrielles africaines et le manque de transformation locale des ressources naturelles.

Au premier semestre 2026, les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont franchi un nouveau cap, dépassant les 200 milliards de dollars. Derrière cette performance record se cache toutefois une réalité moins reluisante : le déficit commercial du continent avec son premier partenaire commercial continue de se creuser, révélant la persistance de déséquilibres structurels que les mesures tarifaires de Pékin peinent encore à corriger.

L'Afrique a attiré moins d'IDE en 2025 que l'année précédente. Pourtant, la tendance de fond est que les investisseurs continuent de se positionner dans des secteurs qui deviennent de plus en plus importants pour l'économie. Les flux IDE sur le continent ont atteint 70 milliards de dollars, bien en deçà des 94 milliards enregistrés en 2024, dont le bilan avait été biaisé par un petit noyau de grosses opérations. Pour la Cnuced, 2025 constitue le troisième meilleur millésime depuis 1990 en termes d’investissements directs étrangers en Afrique.

Les flux des investissements directs étrangers (IDE) ont augmenté de 6 % pour atteindre 1.600 milliards de dollars en 2025, mettant fin à deux années de recul, indique le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 publié par ONU Commerce & Développement (l’ex-Cnuced).

Près de deux Africains sur trois (65 %) estiment que leurs gouvernements devraient financer le développement national à partir des ressources internes, même si cela implique une augmentation des impôts et des taxes. À l’inverse, seuls 30 % des personnes interrogées privilégient le recours aux financements extérieurs, selon un rapport publié en juin par le réseau panafricain de recherche Afrobarometer.

Une large majorité d’Africains souhaite que le développement de leur pays repose d’abord sur les ressources nationales, quitte à supporter une pression fiscale plus importante. C’est l’un des principaux enseignements d’une enquête d’Afrobarometer, qui révèle également une volonté croissante de limiter l’influence des bailleurs de fonds sur les choix économiques, politiques et démocratiques des États.

Nouvelle reconnaissance de premier plan pour GENI & KEBE. Le cabinet d’avocats panafricain a été sacré «Cabinet de l’année 2026 - Énergie et Ressources naturelles» pour le Sénégal et la Côte d’Ivoire par Corporate International, publication internationale de référence spécialisée dans l’investissement et la finance.

Le cabinet d’avocats panafricain GENI & KEBE, membre du réseau DLA Piper Africa, vient d’être distingué «Cabinet de l’année 2026 - Énergie et Ressources naturelles» pour le Sénégal et la Côte d’Ivoire par le magazine londonien Corporate International. Une consécration qui récompense plusieurs années d’accompagnement stratégique des États africains, des multinationales et des institutions financières dans des secteurs clés pour le développement du continent.

Le couperet est tombé pour la Compagnie des mines du Niger (Comini Sarl), Afrior SA et Ecomine SA. Ces trois acteurs, installés au Niger entre 2017 et 2020 pour raffiner l’or nigérien, ont vu leurs conventions d’établissement purement et simplement résiliées. Le grief des autorités est sans appel : un mépris flagrant des engagements contractuels.

Le Conseil des ministres du 3 mars 2026 marque un tournant radical dans la gestion des ressources naturelles du Niger. En rompant les contrats de trois affineurs d’or et en évinçant le géant britannique Savannah Energy, le gouvernement de transition durcit le ton : désormais, les richesses du sous-sol se conjuguent exclusivement avec le respect strict de la souveraineté nationale

Selon les analystes des marchés de commodities, les autorités angolaises ont opté pour la stratégie de compenser la baisse de prix et de la demande par une augmentation du volume de production. Luanda prend ainsi le contre-pied du Botswana, premier producteur africain de diamants. 

La production de diamants a atteint 10,7 millions de carats entre janvier et septembre 2025, révèle Jânio Correa Victor, Secrétaire d’Etat aux Ressources minérales. Luanda s’est fixé l’objectif de 14,8 millions de carats d’ici la fin de l’année malgré la chute des cours internationaux des diamants. L’Angola se dirige vers un record.