C’est du cash bienvenu, voire une bouffée d’oxygène pour la Société nigérienne de banque, Sonibank, au bord du crash financier depuis plusieurs mois. En effet, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé un prêt exceptionnel de 50 milliards de FCFA, soit 82,5 millions de dollars en faveur de l’Etat du Niger afin de renflouer et de «stabiliser» la Société nigérienne de banque, un grand malade du secteur financier du pays
La décision a a été adoptée le 27 mars dernier à Dakar lors de la session ordinaire du Conseil d’administration de la BOAD. Ce conseil a également passé en revue les comptes annuels 2024 de la BOAD et l’état de recouvrement des prêts de la Banque.
Banque publique stratégique du pays, la Sofibank est aujourd’hui fragilisée, elle représente près de 8 % des actifs du système bancaire nigérien. Mais derrière cette position se cachent de profondes fragilités. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’établissement présente un capital négatif équivalent à 0,7 % du PIB du pays, soit environ 80 milliards FCFA, une situation qui la conduisait vers une faillite technique, qui nécessitait d’urgence un apport d’argent frais.
Des problèmes de liquidité récurrents
La banque est également confrontée à des tensions de liquidité persistantes. Elle peine à répondre aux demandes de retrait de ses clients et ne respecte plus plusieurs normes prudentielles fixées par la BCEAO. En cause : l’accumulation d’arriérés de paiement, la hausse des créances douteuses, et la contraction des dépôts liée à la crise politique consécutive au coup d’État de juillet 2023, qui a provoqué l’imposition de sanctions économiques et le gel de certains financements extérieurs.
Avec cette enveloppe de 50 milliards de FCFA, la BOAD entend renforcer les fonds propres de la Sonibank, lui redonner les moyens de respecter ses engagements, et lui permettre de poursuivre ses missions de financement de l’économie. Car derrière la recapitalisation d’une banque, se joue aussi la stabilité financière du pays.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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