Afreximbank renforce son soutien à la Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals en participant majoritairement à un prêt syndiqué de 4 milliards de dollars. Une opération stratégique qui consolide le plus grand complexe de raffinage d’Afrique et un des tout premiers au monde et accélère les ambitions d’autonomie énergétique du Continent

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a annoncé une participation de 2,5 milliards de dollars dans un prêt syndiqué senior à terme de 4 milliards de dollars en faveur de Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals FZE. Structurée sur cinq ans, cette facilité de crédit, co-arrangée avec Access Bank, vise à refinancer des engagements existants, optimiser la structure du capital et accompagner la montée en puissance du complexe industriel.
Un pilier de la sécurité énergétique africaine
Avec une capacité de 650 000 barils par jour, la raffinerie Dangote s’impose comme le plus grand complexe de raffinage et de pétrochimie du continent africain.
Cette nouvelle injection de capitaux devrait renforcer la solidité financière de l’entreprise et soutenir son rôle stratégique dans l’approvisionnement en produits pétroliers raffinés, aussi bien pour l’Afrique que pour les marchés internationaux.
Au-delà de la performance industrielle, l’enjeu est clair : réduire la dépendance du Continent aux importations de carburants et renforcer sa souveraineté énergétique.
Afreximbank, moteur du financement industriel africain
En apportant la plus grande contribution au consortium, Afreximbank confirme son rôle central dans la mobilisation de financements en faveur de l’industrialisation africaine.
Depuis le lancement des activités de raffinage en février 2024, la banque a déjà soutenu le projet avec une facilité de fonds de roulement d’1 milliard de dollars et un accompagnement stratégique, notamment via l’initiative «Naira-for-Crude.» Ce mécanisme permet d’acheter le brut et de vendre les produits raffinés en monnaie locale, limitant ainsi la dépendance aux devises étrangères.
Pour le Dr. George Elombi, Président d’Afreximbank, cette implication dépasse le simple cadre financier : «lorsque nous investissons en nous-mêmes, nous construisons un avenir sûr et résilient pour notre continent,» a-t-il souligné, rappelant que près de 15 milliards de dollars ont été investis par la banque dans le groupe Dangote depuis 2015.
Dangote accélère sa montée en puissance
De son côté, Aliko Dangote voit dans cette opération une étape décisive pour l’avenir du groupe. Ce financement doit permettre de renforcer les bases financières de la raffinerie et de préparer sa prochaine phase de croissance.
Le projet, qui mobilise déjà plus de 2,5 milliards de dollars d’investissement, ambitionne de couvrir les besoins du Nigeria tout en alimentant les marchés régionaux, dans un contexte de forte demande énergétique.
Un signal fort pour l’industrialisation du continent
L’intérêt manifesté par un large consortium d’institutions financières africaines et internationales témoigne de la confiance accordée à la raffinerie Dangote, désormais considérée comme un actif industriel stratégique pour l’Afrique.
Cette opération illustre une dynamique plus large : celle d’une Afrique qui cherche à transformer ses ressources localement, à créer de la valeur ajoutée et à bâtir des chaînes industrielles intégrées.
En consolidant ce projet emblématique, Afreximbank et ses partenaires envoient un message clair : l’industrialisation du Continent passe par des investissements massifs, des champions locaux solides et une capacité accrue à financer son propre développement.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




Égypte





