Le Burkina Faso et la République fédérale de Russie ont signé ce vendredi 13 octobre à Moscou, un mémorandum d’entente pour la coopération dans le domaine de l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques.
L’accord a été paraphé par le ministre burkinabè de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Simon Pierre Boussim et le Directeur général de la Société nationale russe pour l’énergie atomique “Rosatom”, Nikolay N. Spasskiy. Il est indiqué que “ce mémorandum est le premier document dans le domaine des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire entre la Russie et le Burkina Faso. Il crée une base pour établir une coopération dans un large éventail de domaines, y compris les approches pour la création d’une production nucléaire, l’application non énergétique de l’énergie nucléaire dans l’industrie, l’agriculture et la médecine, le développement des infrastructures nucléaires du Burkina Faso et la sensibilisation du public aux technologies nucléaires” Le Burkina Faso espère l’aboutissement des engagements par la construction d’une centrale nucléaire d’ici à 2030 a déclaré, Simon-Pierre Boussim, dans son discours lors de la Semaine russe de l’énergie tenue le jeudi 12 octobre à Moscou. Il a souligné que le pays des hommes intègres espérait pouvoir résoudre ainsi le problème de la pénurie d’énergie, ajoutant que l’industrie nationale avait un besoin vital de cette énergie. Il a indiqué que Ouagadougou avait d’ores et déjà engagé la coopération avec des sociétés russes du secteur énergétique.
Couvrir les besoins énergétiques de la sous-région
Simon-Pierre Boussim a précisé que les besoins en électricité du pays étaient actuellement estimés à plus de 500 MW et pourraient tripler d’ici à 2030. Avec les capacités actuelles, l’industrie se développera avec un retard de cinq à dix ans, a-t-il poursuivi, notant que l’objectif était de doubler la production d’électricité d’ici à 2030 pour permettre de relancer l’industrialisation du Burkina.
Le chef de l’État burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré a déclaré, fin juillet au sommet Russie-Afrique au Président russe Vladimir Poutine, l’importance pour lui, d’avoir si possible dans les plus brefs délais, une centrale nucléaire au Burkina Faso, à même de couvrir les besoins énergétiques de la sous-région.








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