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Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.

La situation n’est pas simple et les revirements permanents des acteurs interdisent de faire des prévisions quant à la sortie de crise. La complexité est d’autant plus importante pour le transport aérien que ce conflit vient se rajouter à la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui est entrée dans sa cinquième année. On n’en finit pas. Il est tout de même curieux que les belligérants aient autant de peine à se mettre autour d’une table pour trouver un accord puisqu’à la sortie, ils seront bien obligés de le faire. Les conséquences pour les compagnies aériennes ne sont pas anodines.  

Cet accord a été signé par Mohammed Fikrat, Président du Directoire du CAM, et Cristina Morelli, Responsable financement souverain, des institutions financières et du financement des entreprises, Coopération internationale au développement de la CDP. Il établit un cadre de coopération visant à identifier des opportunités de financement de projets d’intérêt commun au Maroc.

En marge de la 18ᵉ édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM), le Crédit Agricole du Maroc (CAM) et Cassa Depositi e Prestiti S.p.A. (CDP), principale institution financière publique italienne pour la coopération internationale au développement, ont procédé à la signature d’un Mémorandum d’Entente (MoU) stratégique, en présence de M. Ahmed EL BOUARI, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts.

«Le Kenya investira dans votre raffinerie, de la même manière que l’Ouganda a investi dans notre pipeline afin de construire ensemble l’avenir de nos ressources», a-t-il martelé. Cet échange de bons procédés a été salué par son homologue ougandais, Yoweri Museveni, qui y voit «une initiative destinée à renforcer la transformation locale des ressources pétrolières et la coopération régionale.»

Intervenant jeudi 23 avril lors « l’Africa We Build Summit 2026 », le chef de l’Etat kényan William Ruto, a fait sensation en annonçant que le Kenya investira dans le projet de raffinerie pétrolière de Hoima en Ouganda. Il a présenté cet engagement comme une réponse à la participation ougandaise dans le tour de table de la Kenya Pipeline Company (KPC). 

«Notre principal enseignement des réunions de printemps est que les choses avancent plus lentement que nous ne le pensions», affirme Stuart Culverhouse, économiste en chef au cabinet-conseil Tellimer, cité par l’agence Reuters.

Les discussions entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) lors des récentes assemblées générales des institutions de Bretton-Woods la semaine dernière à Washington, ont été présentées comme «une étape supplémentaire des efforts de Dakar pour conclure un nouveau programme de prêts.» La réalité est probablement loin de cet enthousiasme car, selon les experts présents à Washington, les positions de deux parties restent très éloignées sur l’explosive question de la restructuration de la dette sénégalaise, sans laquelle le FMI ne pourra pas envisager une nouvelle ligne de financement pour Dakar.

En 2025, Proparco a signé pour 2,5 milliards d’euros de projets à l’échelle mondiale. Sur ce total, près de 924 millions d’euros ont été consacrés à l’Afrique, confirmant la place centrale du continent dans la stratégie de l’institution, filiale du groupe Agence française de développement (AFD).

Malgré un contexte international incertain, l’institution française de financement du développement maintient le cap en Afrique. Avec 924 millions d’euros engagés sur le continent en 2025, Proparco renforce son rôle de partenaire clé du secteur privé africain et accélère ses investissements dans des secteurs stratégiques.