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Construire des écosystèmes pour les industries créatives & culturelles numériques viables (animation, jeux vidéo, mise en récit numérique). Il existe une scène que des millions d’enfants africains ont vécue sans jamais la nommer, allumer une console, une tablette ou un téléphone, et ne jamais se reconnaître dans aucun personnage à l’écran. Pas leur visage, pas leur langue, pas leurs mythes. Les héros viennent d’ailleurs, d’Amérique, du Japon, d’Europe, et les enfants apprennent, imperceptiblement, que les grandes histoires se racontent à d’autres latitudes.

À l’initiative de Benoist Di Bento, Mohamed Zoghlami partage sa réflexion sur les industries créatives et culturelles numériques africaines. L’Afrique possède l’un des patrimoines narratifs les plus riches au monde, mais ses industries créatives numériques restent encore dépendantes d’infrastructures, de plateformes et de modèles économiques étrangers. Jeux vidéo, animation, intelligence artificielle et storytelling immersif deviennent désormais des enjeux de souveraineté culturelle, technologique et économique.

Aujourd'hui, 1,2 milliard de jeunes de 15 à 24 ans représentent 16 % de la population mondiale. D'ici à 2030, échéance fixée pour la mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable (ODD), le nombre de jeunes devrait augmenter de 7 %, pour atteindre près de 1,3 milliard d’individus. D’après une étude des Nations Unies, 70% des jeunes estiment qu'ils n'ont pas suffisamment d'espace pour s'exprimer dans les débats publics et qu'ils ne peuvent pas faire part de leurs préoccupations et de leurs idées.

Face à l’accumulation des désastres, les élites françaises perdues dans leurs insensées hallucinations euro-atlantiste. Comme le rappelle très brillamment M. Ilyes Zouari, Président du Centre d’étude et de réflexion sur le Monde Francophone (CERMF) dans le magazine Stratégies : «Vaste comme trois fois, l'Union européenne, l’Afrique francophone souffre pourtant d’une marginalisation médiatique (NDA et politique) en France, atteignant des sommets inégalés ailleurs dans le monde francophone ; une aberration, d’autant que cet espace connaît une double émergence, démographique et économique (NDA et culturel), faisant de lui un important relais de la croissance mondiale» 

A Lille, les débats et les échanges ont souligné l’importance d’un renforcement des partenariats entre le secteur privé et le secteur public. Les Conversations Citoyennes ont véhiculé un message clé : capitaliser sur l’agilité et le positionnement “à la frontière” de l’entrepreneur pour accélérer la responsabilisation démocratique de l’entreprise en Afrique.

La 2ème édition des Conversations Citoyennes s’est tenue à Lille, au Clockwork Café le 2 février 2024, rassemblant près de 100 personnes fut un succès. Élus des Hauts-de-France, écosystème de l'entrepreneuriat (startups, PME, grands groupes) et acteurs engagés à Lille ont collectivement envisagé le rôle de l’entreprise dans l’espace citoyen et social en Afrique, aboutissant à la rédaction d’un « Business Act for Democracy pour l'Afrique.»

La diaspora africaine, pierre angulaire de la relation entre l’Afrique et la France Deux ans après le Sommet Afrique France d’octobre 2021, l’incubateur de politiques publiques Je m’engage pour l’Afrique continue de promouvoir une participation citoyenne redéfinie dans les relations franco-africaines.

Paris, le 24 janvier 2024 – C’est à Lille que se tiendra la 2ème édition des Conversations Citoyennes, une initiative conjointe de l'incubateur de politiques publiques "Je m'engage pour l'Afrique" fondé par Ileana Santos & Amina Zakhnouf, et de la Fondation de l'Innovation pour la Démocratie, dirigée par le Professeur Achille Mbembe, avec le soutien de l’Agence Française de Développement et du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères