Tous les articles qui parlent de Kais Saied

Saadia Mosbah, présidente de l'association M'nemty (« mon rêve ») était jugée avec d'autres membres de cette ONG pour blanchiment d'argent et enrichissement illégal. Son fils, Fares, qui comparaissait libre, a écopé d'une peine de trois ans ferme tandis qu’une autre militante a été condamnée à 2 ans.

La militante des droits humains, Saadia Mosbah, 66 ans, a été condamnée jeudi 19 mars à une peine de deux ans de prison assortie d’une amende de 100.000 dinars, soit environ 30.000 euros. Elle avait été en première ligne pour défendre les migrants d’Afrique subsaharienne, après un discours raciste et haineux en février 2023 du président Kaïs Saïed, dans lequel il dénonçait l'arrivée de « hordes de migrants clandestins et un complot pour changer la composition démographique » de la Tunisie, le fameux « grand remplacement » de l’extrême droite

Ce syndicat historique qui a été en pointe lors de la révolution qui avait précipité la chute de Benali en 2011, dit vouloir «protester contre sa répression croissante des critiques» et exige l’ouverture immédiate des négociations salariales. Cette grève pourrait paralyser tout le pays et mettre à rude épreuve un gouvernement déjà à court d'argent, et qui doit affronter la montée du mécontentement de la population face à la dégradation des services publics et la chute du niveau de vie des couches populaires et des classes moyennes.

Le puissant syndicat tunisien UGTT- Union Générale des Travailleurs Tunisiens- a appelé ce vendredi 5 décembre à une grève générale pour le 21 janvier prochain, le premier mouvement de ce genre depuis que le président Kaïs Saïed s'est emparé de tous les pouvoirs en 2021 avant de lancer une répression féroce sur toute voix discordante dans le pays.

Touchés de plein fouet par le déclassement des classes moyennes, ils réclament des salaires décents et mettent en garde contre «un effondrement imminent du système de santé du pays.» Cette montée au créneau des médecins fait suite à une série de manifestations déclenchées par une crise économique qui s'aggrave et des perturbations dans les services publics. Les récentes manifestations à Gabès contre la pollution entraînée par les sites de production de la société nationale de phosphate avaient été un premier coup de semonce envers le pouvoir. Selon les observateurs, cette montée de la fièvre sociale constitue le plus grand défi pour le président Kais Saied au pouvoir en 2021, et qui réprime la moindre contestation, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la cause.

Ils osent défier le régime dans un pays assimilé à « une prison à ciel ouvert » par les organisations de défense des droits humains, du moins ce qu’il en reste, et la société civile. En effet, des milliers de jeunes médecins tunisiens, ont bravé le pouvoir en déclenchant une grève générale mercredi 19 novembre à travers tout le pays.

C’est l’inspecteur général de l’Etat, Hassan Issa Sultan qui a été nommé liquidateur du Fonds. Le décret l’investit de tous les pouvoirs pour assurer la gestion des activités du Fonds souverain et pour agir en son nom jusqu'à la clôture des opérations de liquidation. Cette décision a sans doute été suivie de près à Tunis, où le président Kaïs Saïed règne par la terreur après avoir neutralisé toutes les voix discordantes. En effet, la justice tunisienne, désormais aux bottes de Kaïs Saïed, avait lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ex-directeur du Fonds Souverain de Djibouti l’accusant de corruption liée à la gestion de la Société des Phosphates de Gafsa, la plus grande entreprise publique tunisienne.

Le décret présidentiel portant liquidation du «Fonds Souverain de Djibouti», a secoué le microcosme politique local ce dimanche 27 avril. La décision met fin aux fonctions du directeur général du Fonds, l’ancien ministre tunisien de l’Industrie, des Mines, de l’Energie et des Energies renouvelables, Slim Feriani en poste depuis 2021, ainsi qu’au mandat de l’ensemble des membres du Conseil d’administration

En mars 1956, ce protectorat français devient indépendant. Un an plus tard, la République est proclamée, la dynastie des beys (héritiers des gouverneurs de l'Empire ottoman) destituée. Le père de l'indépendance Habib Bourguiba devient son premier Président. Malade et âgé, il est écarté en 1987, après une longue dérive autoritaire, par son Premier ministre Zine El Abidine Ben Ali, qui se fait ensuite élire puis réélire lors de scrutins controversés.

La Tunisie, où le président Kais Saied brigue un second mandat dimanche 6 octobre, est un pays en transition démocratique miné par des troubles sociaux, des difficultés économiques et l'instabilité politique depuis la chute du Président Ben Ali en 2011

La justice reproche à cet agro-industriel et ancien député d'avoir enfreint les règles sur les parrainages, réputés particulièrement difficiles à réunir selon les experts. Il fallait soit 10.000 signatures d'électeurs, soit de 10 parlementaires ou de 40 élus de collectivités locales. Ayachi Zammel, inconnu jusque-là du grand public, a été arrêté le 2 septembre, le jour-même de la confirmation de sa candidature à la présidentielle par l'Autorité électorale, ISIE. Agé de 47 ans et chef du parti libéral Azimoun, il est l'un des trois candidats retenus dans une liste définitive aux côtés du président sortant Kais Saïed, 66 ans, et de Zouhair Maghzaoui, 59 ans, un ancien député de la gauche panarabiste.

A quelques jours de l’élection présidentielle ce dimanche 6 octobre, le Tribunal de Première Instance de Tunis II a condamné Ayachi Zammel, candidat à la présidentielle, à 12 ans de prison, une peine assortie de l’interdiction d'aller voter, révèle son avocat, maître Abdessater Messaoudi

Le président de Tunisie Kaïs Saïed a procédé dimanche 25 août à un vaste remaniement ministériel sans donner d'explications, à un peu plus d'un mois de l'élection présidentielle. Ce remaniement inattendu comprend le remplacement de 19 ministres, dont ceux des Affaires étrangères et de la Défense, et de trois secrétaires d'État, après le limogeage début août du Premier ministre, qui n'a pas été remplacé depuis. Mohamed Ali Nafti, ancien diplomate ayant exercé dans plusieurs ambassades tunisiennes, notamment en Grèce, en Espagne et en Corée du Sud, est le nouveau chef de la diplomatie. Il occupait le poste de secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères lorsque Kaïs Saïed l'avait démis de ses fonctions en 2021. Khaled Shili, également ex-diplomate et ancien responsable au ministère des Affaires étrangères, est désigné ministre de la Défense. Il a notamment été ambassadeur en Jordanie.

Le premier tour des élections présidentielles en Tunisie est fixé au 6 octobre prochain. Et pourtant, le Président Kais Saied n’a pas tenu compte de ce temps éminemment politique pour changer successivement de Premier ministre, au tout début du mois d'août, et de procéder dimanche 25 août à un vaste remaniement ministériel. Dix-neuf ministres dont ceux des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que trois secrétaires d'État, ont fait les frais de ce changement dans la nouvelle structure gouvernementale