En 2023, l’Afrique pourrait absorber des produits agricoles d’une valeur de 6,2 milliards de dollars en provenance des Etats-Unis. C’est ce que prévoit le Département américain de l’agriculture (USDA) dans son dernier rapport sur les perspectives d’exportation agricoles des Etats-Unis.
Ce montant marquerait un recul de 300 millions de dollars par rapport aux prévisions de cette année, mais resterait largement au-dessus du montant estimé pour 2021 (5,1 milliards de dollars).
Ce sont les pays du Maghreb et l’Egypte, gros importateurs de céréales, qui resteront la principale destination des exportations agricoles américaines sur le continent avec des achats attendus à 3,6 milliards de dollars. Une facture en baisse comparativement à ce qui est prévu cette année en raison d’un repli des commandes de l’Egypte, le plus gros client du blé américain. Le Caire devrait importer 2,7 milliards de dollars de produits agroalimentaires en 2022 du fait d’une faiblesse de la demande de blé et de produits laitiers.
Pour l’essentiel en 2023, le soja devrait rester en valeur le premier produit agricole américain exporté vers l’Egypte avec près de 70 % de la valeur totale.
En Afrique subsaharienne où les exportations américaines sont beaucoup plus fragmentées, c’est le Nigeria qui représente le premier débouché. Le pays le plus peuplé du continent devrait acheter pour 800 millions de dollars de produits agricoles américains, soit 30,7 % du total de la sous-région qui atteindrait 2,6 milliards de dollars en 2023. Les principaux articles envoyés par les USA vers l’Afrique subsaharienne comprennent le blé, la volaille, le soja et les produits laitiers.
L’Afrique absorbe moins de 5 % des exportations américaines de produits agricoles qui sont estimées à 190 milliards de dollars par an. L’Asie est le premier débouché pour les agriculteurs américains avec comme principal client la Chine.
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