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RDC : Evacuation sanitaire de Vital Kamerhe

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L’homme politique congolais et ex-directeur de cabinet du président de la République, Vital Kamerhe en liberté provisoire, a été évacué en catimini en Europe pour des soins médicaux, plus d’une année après sa condamnation pour détournement des deniers publics pendant qu’il était directeur de cabinet du président Felix Tshisekedi entre 2019 et 2020.

Homme fort de la vie politique congolaise, condamné à 20 ans de prison en première instance, puis à 13 ans en appel, Kamerhe a quitté l’aéroport international de Ndjili (Kinshasa) à bord d’un jet avec son épouse, son assistant personnel et son médecin, ont affirmé plusieurs sources judiciaires et aéroportuaires à l’agence de presse turque Anadolu. Sa destination n’a pas été précisée, mais des membres de son parti, l’Union pour la nation congolaise, ont indiqué à l’Agence Anadolu que leur leader a été évacué en Belgique.

V. Kamerhe, quand il était adoubé par F. Tshisekedi

Ancien président de l’Assemblée nationale, homme de confiance des deux Présidents, Tshisekedi et Kabila, Kamerhe s’était désisté au profit de l’actuel Président, avec qui il avait signé un accord politique avant la présidentielle de décembre 2018. 
Il a été nommé directeur du cabinet du nouveau chef de l’État en janvier 2019, mais a été condamné avec l’entrepreneur libanais Jammal Samih pour détournement d’environ 50 millions de dollars destinés à la construction des logements sociaux préfabriqués pour des policiers et militaires.

Ses avocats ont, à plusieurs reprises, dénoncé une « justice expéditive » et ses partisans évoquent un « procès politique » pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2023. 
Victime de plusieurs malaises alors qu’il était en cellule à la prison centrale de Makala, Vital Kamerhe a été admis le 23 août 2020 dans un centre hospitalier. 
Un rapport médical de ses soignants présenté à la justice et qui avait fini par fuiter dans la presse, Kamerhe est présenté comme un patient « tabagique » souffrant d’une forme grave d’hypertension artérielle : la cardiopathie hypertensive. 
Les soignants affirmaient que Kamerhe souffre également d’une maladie respiratoire chronique, un « syndrome post-phlébitique unilatéral du membre inférieur gauche », des « palpitations non tolérées » et un « syndrome vertigineux ». 
Kamerhe a bénéficié d’une liberté provisoire le 7 décembre dernier après plusieurs rejets par la justice. 
Cette mesure a été obtenue moyennant le paiement de 500 000 dollars au trésor public.

 

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