Depuis plusieurs jours, la fourniture de carburant est entravée à Lubumbashi, la capitale de la riche province minière du Haut-Katanga et deuxième plus grande ville du pays du fait de l’action des distributeurs de carburants. En cause, le non-respect par l’État de certains engagements financiers à leur endroit.
Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, la deuxième grande ville au pays située au sud de la RDC, fait une nouvelle fois face à des difficultés d’approvisionnement en carburants. Ces perturbations résultent de la décision des distributeurs locaux des produits pétroliers de bloquer la fourniture de carburants, dont l’essence «en réponse à l’inaction du gouvernement accusé de ne pas honorer des engagements financiers en matière de subventions.»
De plus, ils réclament surtout du gouvernement congolais un ajustement à la hausse du prix de l’essence à la pompe, en raison de l’augmentation mondiale des cours du pétrole brut. La situation actuelle leur engendrant de lourdes pertes financières.
Dans ce contexte, plusieurs des stations-service de Lubumbashi ont fermé vendredi 20 et samedi 21 octobre, dans la foulée d’une motion de grève. Une grève qui se poursuit, occasionnant une pénurie de carburant dans la ville.
Parallèlement, une flambée des cours du transport est observée dans la ville, en raison de cette indisponibilité énergétique qui oblige la population et les transporteurs en particulier, à se rabattre sur le carburant informel, revendu très cher, entre 4 600 et 5 000 francs congolais (environ 1,85 et 2,02 dollars) le litre. Les distributeurs pétroliers ont indiqué leur intention de maintenir leur grève, tant que le gouvernement n’honorera pas ses engagements. Le bras de fer ne fait que commencer.





République démocratique du Congo
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