Culture & religions

C’est officiel depuis ce mercredi 8 juillet : la gestion opérationnelle du Fonds panafricain du cinéma, doté d’une enveloppe consistante d’1 milliard de dollars, a été confiée à un tandem stratégique. Le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), filiale d’investissement d’Afreximbank, partagera les commandes avec la société audiovisuelle One Street Studios.

Afreximbank s’associe à One Street Studios et au Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA) pour piloter son ambitieux Fonds panafricain du cinéma. Objectif : structurer une industrie en plein essor qui pèse déjà 5 milliards de dollars, en finançant la création, les infrastructures et le rayonnement international des œuvres du continent.

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Former une main-d'œuvre compétente en IA ne commence pas par apprendre aux enfants à coder dans une langue étrangère. Cela commence par leur apprendre à lire dans leur propre langue. Sur tout le continent, des millions d'enfants, scolarisés, n'acquièrent pas les compétences de base en lecture et en calcul à l'âge de 10 ans, non pas par manque de talent, mais parce qu'ils sont contraints de déchiffrer une langue étrangère avant même de maîtriser la leur. Ce fossé linguistique constitue un frein silencieux à la croissance économique de l'Afrique, empêchant notre jeunesse de développer les bases cognitives nécessaires pour tirer pleinement parti des technologies de pointe

L'intelligence artificielle a le potentiel de transformer l'avenir économique de l'Afrique, mais un obstacle subsiste : cette technologie reste largement inexploitée dans les langues les plus parlées du continent. Si les développeurs privilégient le français, l'anglais et les langues à large diffusion comme le kiswahili et le wolof, le secret pour exploiter le potentiel démographique de l'Afrique réside dans la richesse de ses milliers de langues nationales.

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AFRIMAG : En 2024, vous avez été co-auteur du rapport d'information « Le français a encore son mot à dire. Propositions pour une francophonie multilatérale et coopérative. » Quelles étaient les principales recommandations et avez-vous eu le sentiment d'avoir été entendu ? Yan Chantrel : Il est important de rappeler que nous avions été missionnés par la Commission de la culture, de l'éducation, de la communication du Sénat et que ce travail a été fait avec l'ensemble des groupes. Il s'agissait de nourrir le Sommet de la Francophonie à Villers-Cotterêts sous présidence française. Ce rapport a eu un premier impact aboutissant à de riches échanges avec le Gouvernement de l'époque. Mais nous partons du principe qu'il s'agit d'un travail sur le long terme et qu'un suivi est primordial pour que les recommandations deviennent des réalités.

Yan Chantrel est vice-président de la Commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport au Sénat. Il est également Président du Groupe d'études Francophonie et co-auteur d'un rapport sur la francophonie paru en octobre 2024. Parti travailler en 2011 au Québec, il souligne que cette expérience de vie « l'a ouvert à la diversité de la Francophonie qui est parfois perçue comme un concept abstrait en France.» Face à des menaces de coupes budgétaires affectant le budget de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), il tire la sonnette d'alarme aux côtés de 70 parlementaires de sensibilités différentes.

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Malgré son énorme potentiel, la musique africaine francophone ne capte qu’une fraction infime des investissements. Le capital-investissement privé dans la région n’atteint qu’environ 0,1 % du PIB, contre près de 1 % dans les économies développées, révélant un fossé de financement structurel. Les banques restent à l’écart, et les autres sources de financement se montrent tout aussi frileuses face à un secteur dominé par de petits acteurs indépendants, dépourvus de garanties classiques et évoluant dans un environnement où la monétisation numérique demeure limitée.

D’Abidjan à Cotonou, le pari panafricain du SIMA, le Salon des Industries Musicales d’Afrique francophone est lancé. Après une première édition réussie en Côte d’Ivoire, qui avait réuni 5 000 participants, l’événement s’installe du 10 au 15 novembre dans la capitale économique béninoise. Avec un objectif : passer de la promesse à la preuve en matière de financement des musiques africaines et prouver que les industries culturelles et créatives peuvent être un levier économique et diplomatique pour le continent africain.

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Placée sous le thème «Du potentiel aux preuves : faire rayonner et financer les musiques d’Afrique francophone,» cette édition est organisée avec le soutien institutionnel du ministère du T ourisme, de la Culture et des Arts, à travers l’Agence Bénin Tourisme.

Après une première édition réussie en Côte d’Ivoire, qui avait rassemblé 5 000 participants (artistes, producteurs, managers, labels, promoteurs, institutions, bailleurs, médias), le Salon des Industries musicales d’Afrique francophone (SIMA) revient cette fois-ci au Bénin pour une deuxième édition plus ambitieuse.
L’événement se tiendra du 10 au 15 novembre 2025, à Cotonou au Bénin

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