Le Kremlin a annoncé samedi l’arrestation de 11 personnes, dont «quatre» assaillants, après l’attaque menée dans une salle de concert de la banlieue de Moscou la veille et revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI)
Le nombre de personnes tuées dans l’attentat terroriste s’élève désormais à 133 morts, selon le comité d’enquête russe. “Les opérations de recherche se poursuivent”, a indiqué ce dernier sur Telegram.
Des citoyens étrangers, auteurs de l’attentat
Les quatre auteurs présumés de l’attaque “sont tous des citoyens étrangers”, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur russe qui n’a pas précisé leur nationalité.
Des médias russes et le député Alexandre Khinstein avaient affirmé plus tôt dans la journée que certains des suspects étaient originaires du Tadjikistan, un pays d’Asie centrale frontalier de l’Afghanistan, et où l’EI est actif.
Depuis qu’il est devenu indépendant de l’Union soviétique en 1991, le Tadjikistan a été confronté à une multitude de mouvements armés islamistes. Ces dernières années, des citoyens du pays ont été accusés d’avoir été liés à des attaques jihadistes, notamment en Iran.
Le groupe jihadiste État islamique a revendiqué l’attaque sur un de ses comptes Telegram, en précisant qu’elle s’inscrivait “dans le contexte […] de la guerre faisant rage” entre le groupe et “les pays combattant l’Islam.”
«L’attaque a été menée par quatre combattants de l’EI armés de mitrailleuses, d’un pistolet, de couteaux et de bombes incendiaires”, a-t-il encore précisé sur son compte Telegram.





![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)





