Le deuxième sommet entre l’Afrique et la Russie est prévu jeudi 27 et vendredi 28 juillet à Saint-Pétersbourg, quatre ans après celui de Sotchi.
Selon les observateurs, ce sommet constitue un nouveau test pour évaluer de nouveau la position des pays africains vis-à-vis de l’invasion de l’Ukraine, qui a été largement condamnée par la communauté internationale. Lors d’un vote à l’ONU le 23 février 2023, la position africaine avait considérablement évolué par rapport à l’année précédente.
La Côte d’Ivoire et le Bénin qui condamnent officiellement l’envahissement de l’Ukraine, ne seront pas présents. Le Mali, compte tenu de ses relations sécuritaires avec la Russie, avait voté contre la résolution qui condamnait Moscou, tout comme l’Erythrée. Cependant, une douzaine de pays africains s’étaient abstenus tandis que d’autres s’étaient opportunément absentés lors du vote.
Le principal enjeu du sommet de Saint-Pétersbourg sera donc un nouveau test diplomatique pour le Kremlin. D’où la prudence des organisateurs dans la présentation du programme des interventions, en se concentrant sur les thématiques qui seront abordées et en insistant sur les panélistes russes. On peut se demander si les chefs d’État qui s’étaient rendus en Russie en juin dernier pour négocier une accalmie de la situation y retourneront encore.
En février 2023, le Sénégal n’avait pas pris part au vote exigeant le départ des troupes russes d’Ukraine, mais son président faisait partie de la délégation de médiation africaine qui avait effectué le déplacement en Ukraine et en Russie en juin 2023.
La position de l’Ethiopie, l’Algérie et l’Egypte est plus délicate
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa se trouve dans un conflit d’intérêts entre les pays du G20, majoritairement hostiles à la Russie, et les BRICS qui ont une position plus nuancée. Le Brésil a voté pour le départ des Russes, tandis que la Chine et l’Inde se sont abstenues. Pour le succès du sommet des BRICS que son pays accueillera, le président Ramaphosa pourrait choisir de ne pas se rendre à Saint-Pétersbourg.
La position de l’Ethiopie, l’Algérie et l’Egypte est plus délicate. Ces trois pays entretiennent des relations économiques solides avec la Russie. L’Égypte avait exprimé son désaccord sur l’envahissement de l’Ukraine en février 2023. L’Algérie et l’Éthiopie quant à elles s’étaient abstenues et continuent d’entretenir des relations dynamiques avec la Russie.


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