Kigali accueille à partir de ce lundi 20 juin, le 26e sommet des chefs d’État et des gouvernements du Commonwealth jusqu’au 25 juin. Ce sommet réunira les dirigeants des 54 nations, principalement d’anciennes colonies britanniques, dont la pertinence est parfois remise en question.
Le président Paul Kagame accueillera le prince Charles, le Premier ministre britannique Boris Johnson et des dizaines de dirigeants lors d’un sommet précédé par des opérations d’expulsion des sans-abri, vendeurs ambulants, enfants des rues et des travailleuses du sexe des artères de la capitale rwandaise, alors que le gouvernement les détenait avant le sommet, tempête Human Rights Watch (HRW).
Au total, quelque 5.000 délégués sont attendus à ce rendez-vous présenté par Kigali comme un signe de stabilité et de prospérité relative du pays sous le règne de Kagame. En plus de critiques sur les droits de l’homme, les ONG sont déterminées à attirer l’attention sur l’accord décrié consistant à délocaliser au Rwanda l’instruction de demandeurs d’asile au Royaume-Uni. Des contestations judiciaires ont stoppé la semaine dernière le premier vol charter qui aurait emmené le premier groupe de demandeurs d’asile.
Le changement climatique et la manière de reconstruire l’économie mondiale face à l’impact de la pandémie de Covi-19 et de la guerre en Ukraine figureront en bonne place à l’ordre du jour du sommet, selon les organisateurs. L’événement abordera également les affaires, la société civile, la jeunesse et les questions relatives au genre.
Bien avant ce sommet, le gouvernement de la RDC a lancé un message aux participants notamment aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les deux sponsors du régime de Kigali pour faire pression sur Kagame afin qu’il mette fin à ses opérations de déstabilisation des régions orientales du pays et « à rappeler ses troupes qui ont envahi l’Est du Congo ».
« La sécurité continue à se détériorer dans l’Est, fondamentalement parce que le Rwanda essaie d’occuper notre pays, riche en or, coltan et cobalt, pour son propre profit. C’est une guerre économique pour le contrôle des ressources, menée par des gangs terroristes du Rwanda », a indiqué le chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi.





Rwanda
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




