Le groupe Zinafrik vient de signer une convention d’investissement pour la création de villes logistiques dans plusieurs sites du Maroc. La première de ces villes sous la marque Logintek verra le jour à Settat. A terme, Zinafrik compte investir 1,7 milliard de dollars US.

Il s’agit d’une première dans le secteur de la logistique. Le groupe Zinafrik vient en effet de signer une convention d’investissement avec l’Etat marocain pour la création de villes logistiques intégrées baptisées Logintek. La première de ce mégaprojet, la Logintek 1, dont l’investissement initial est de 244 millions de dollars US, est localisée à Settat, à 45 kilomètres de Casablanca, la capitale économique du royaume et à 20 minutes de l’aéroport Mohammed V. « A travers le programme Logintek Maroc, doté d’une enveloppe d’investissement de 15 milliards de dirhams, soit 1,7 milliard de dollars US environ, et qui prévoit plusieurs villes logistiques et zones logistiques intégrées à l’horizon 2030, Zinafik Développement ambitionne de devenir le 1er aménageur-développeur et exploitant privé de villes logistiques intégrées du royaume », souligne Samir Filali Chahad, président du Groupe. Il convient de rappeler au passage que Zinafrik est un groupe spécialisé dans la sidérurgie, le négoce, l’immobilier et la logistique.
Une ville logistique de 110 ha
Ce premier volet du projet qui porte sur la création de 8.000 à 12.000 emplois directs est gigantesque par ses dimensions. En effet, « elle sera composée de 7 zones logistiques intégrées d’une superficie totale de 110 ha », souligne le management de Zinafrik. Le groupe annonce d’ores et déjà la commercialisation de la première tranche qui porte sur la zone logistique sous-douane et la zone industrielle multimodale. Cette Logintek 1 est constituée d’un port sec sous-douane, d’un parking de Transport international routier (TIR), d’une technopole et d’un guichet unique.
En plus de la ville logistique, Zinafrik prévoit également une zone résidentielle éco-green de 5000 unités résidentielles offrant des infrastructures communes telles que des établissements scolaires, centres commerciaux, centres médicaux, etc.
Pertinence du modèle logistique marocain
Quatre ministres ont pris part à la signature de la convention d’investissement liant Zinafrik à l’Etat marocain. Il s’agit notamment d’Aziz Rabbah, ministre de l’Equipement, Moulay Hafid El Alamy, ministre de l’Industrie, Mohamed Boussaid, ministre des Finances et Abdelhaadim Guerrouj, ministre de la Formation professionnelle. S’exprimant au nom du gouvernement, Aziz Rabbah a estimé que « ce projet est un bel exemple de partenariat et de synergie entre les secteurs public et privé », rappelant que l’État a défini une Stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique, actée par un contrat programme 2010/2015. Après l’implication des opérateurs publics, Zinafrik devient le premier privé « marocain de surcroît, à s’engager dans cette vision », a-t-il rappelé. Selon lui, « c’est un engagement qui confirme la pertinence de la vision marocaine et son adéquation aux attentes du marché ».

![Édito | L’Europe veut-elle tuer son transport aérien ? [Par Jean-Louis Baroux] C'était l'époque où les transporteurs nationaux : Air France, Lufthansa, British Airways, Alitalia, SAS, KLM et j'en passe avaient développé le premier réseau international mondial, loin devant même les États-Unis largement concentrés sur leur espace domestique. Les temps ont bien changé. Les opérateurs traditionnels n'ont pas su gérer l'arrivée des transporteurs « low costs » dans lesquels ils ont vu des ennemis au lieu de les considérer comme de fantastiques développeurs de marché.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Avion--320x180.jpg)



Maroc




![Eclairage |Résilience portuaire et logistique : de nouveaux leviers stratégiques en temps de crise dans le Golfe persique [Par Moda Assié] Dans ce contexte, la résilience logistique devient un atout stratégique. Les ports capables de maintenir une continuité opérationnelle, même en période de turbulence, sont devenus aussi précieux que les matières premières qu’ils permettent d’acheminer. Non parce qu’ils échappent aux crises, mais parce qu’ils en amortissent les effets.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/SAFAGA-450x300.jpg)
