Le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall a pris la mesure de la situation catastrophique de l’industrie du tourisme dans son pays, en décidant de la suppression de certaines taxes aéroportuaires sur les billets d’avion. A l’exception de la taxe dite de la Redevance de développement des infrastructures aéroportuaires (RDIA), Macky Sall a demandé à son ministre des Finances de supprimer toutes autres taxes aéroportuaires.

« La structure d’un billet pour Dakar-Paris montre l’importance des taxes prélevées qui représentent à elles seules 53,4 % du coût du billet. C’est inacceptable et c’est anormal » a déploré le président Sall. Comment voulons-nous promouvoir le tourisme chez nous si nous gardons les mêmes structures de coût ; ce sont des surcoûts d’inefficacité de nos services », a-t-il ajouté. Derrière cette mesure, l’intense lobbying des principaux responsables des Organisations patronales et syndicales du tourisme, notamment le président de la Fédération des organisations régionales, Racine Sy, le délégué de FRAM, Mamadou Sow ou encore le représentant du Comité des stations de Sally Portudal, Ibrahima Sarr. En effet, le taux d’occupation des hôtels dans la station balnéaire de Saly n’excède pas 25%, selon les professionnels du secteur. Et le ralentissement est général dans le pays à l’instar du Sine Saloum (15 à 20%), de Saint Louis (entre 17 et 22%), de la Casamance (entre 15 et 20%) ou encore de Tambacounda (entre 5 et 10%). Ces contre-performances concernent le tourisme balnéaire et les segments découverte, culturel et chasse. Quant au tourisme d’affaires, il joue son rôle contra-cyclique à Dakar où le taux d’occupation oscille entre 60 et 65% dans les 4 et 5 étoiles restant toutefois modeste (35%) dans les 3 étoiles.

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