Devant des acheteurs chinois prêts à payer le prix fort le kilogramme d’arachide, les huiliers locaux ont eu du mal à s’approvisionner au point où les usines ont été complètement à l’arrêt. Le gouvernement était alors obligé d’appliquer une mesure extrême.
Depuis ce 1er janvier, les Chinois peuvent à nouveau avoir accès à la précieuse graine d’arachide sénégalaise. Dans son adresse à la nation, le président Macky Sall a annoncé la levée de l’interdiction d’exportation de ce produit agricole qui est encore la principale source de revenu du monde paysan.
La mesure de suspension avait été prise officiellement mi-décembre par les autorités sénégalaises afin de permettre aux huiliers sénégalais de pouvoir s’approvisionner face aux concurrents chinois qui offrent des prix nettement plus élevés que les 250 Fcfa fixés par le gouvernement. Les principaux huiliers, à savoir la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos), Copéol Holding, West African Oil et le Complexe agro-industriel de Touba (Cait), sont menacés par les exportations de la graine qui devient introuvable dès que débarquent les acheteurs de l’empire du Milieu.
Chaque année, le même scénario se répète, puisque les Chinois offrent jusqu’à 100 Fcfa supplémentaires pour chaque kilogramme d’arachide, ce qui représente un revenu conséquent pour les paysans. Cependant, il y a une certaine distorsion du marché, puisque les huiliers locaux contribuent par les taxes qu’ils paient à assurer la subvention des semences et des engrais, alors qu’en l’absence de taxe à l’export, les acheteurs étrangers sont beaucoup plus à l’aise pour accaparer l’essentiel de la production locale.
Or, même si le gouvernement sénégalais annonce 1,8 million de tonnes et que les besoins des huiliers locaux ne dépasse pas 600.000 tonnes, la graine d’arachide est introuvable sur le marché.
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