Tous les articles qui parlent de Alliance des Etats du Sahel (AES)

La semaine dernière, dans la capitale libérienne, les gouverneurs des banques centrales de douze pays de la CEDEAO ont remis sur la table le dossier, maintes fois repoussé, de la monnaie unique ouest-africaine. Objectif affiché : 2027. Cette relance s’inscrit dans le prolongement du sommet d’Abuja de décembre 2025, où les chefs d’État avaient réaffirmé leur volonté d’accélérer la convergence budgétaire et monétaire. Mais derrière cet affichage volontariste, une phrase du communiqué de la présidence nigériane a profondément rebattu les cartes.

Réunis à Monrovia, les gouverneurs des banques centrales ouest-africaines ont relancé le projet d’Eco avec un calendrier ambitieux fixé à 2027. Mais une inflexion majeure se dessine : la première phase pourrait exclure les pays de l’UEMOA. Un scénario qui bouleverse l’équilibre historique du chantier monétaire et ravive les tensions entre impératif économique et ambition politique.

Au lendemain d’une nuit marquée par des échanges de tirs et des explosions signalés aux abords de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le Président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, est monté au créneau. Jeudi 29 janvier 2025, il a nommément accusé les Présidents français, béninois et ivoirien d’avoir «parrainé» l’attaque, affirmant que les assaillants auraient bénéficié d’un appui politique extérieur.

Au lendemain de violents affrontements près de l’aéroport international Diori Hamani, le président nigérien Abdourahamane Tiani pointe du doigt la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire, qu’il accuse d’avoir soutenu l’attaque. Des déclarations explosives qui ravivent les tensions diplomatiques et assombrissent les perspectives de sortie de crise.

Depuis plusieurs jours, une prétendue «feuille de route» annonçant la mise en circulation prochaine d’une monnaie commune aux pays membres de la Confédération des États du Sahel — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — circule abondamment sur les plateformes numériques. Présentée comme un document technique détaillant les grandes étapes du processus, cette information a rapidement suscité commentaires, spéculations et attentes au sein de l’opinion publique.

Alors que les débats autour de la souveraineté économique et monétaire agitent l’espace sahélien, une information annonçant le lancement imminent d’une monnaie unique au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) a récemment enflammé les réseaux sociaux et certains médias. Face à cette rumeur persistante, le ministère de l’Économie et des Finances du Mali est monté au créneau pour opposer un démenti formel, dénonçant une fausse communication et appelant à la responsabilité collective dans un contexte régional sensible.

Moustapha Kadi Oumani : C’est une excellente question, car elle touche à un sujet d’actualité brûlante. Il faut rappeler que le premier collège des chefs d’État de la Confédération AES s’est tenu à Niamey le 6 juillet 2024. Le deuxième sommet, organisé à Bamako les 22 et 23 décembre 2025, avait pour objectif principal d’évaluer les avancées réalisées, mais aussi d’examiner les défis sécuritaires, diplomatiques, économiques, sociaux et culturels auxquels font face les trois États membres : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Au lendemain du deuxième sommet des chefs d’État de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), tenu à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, AFRIMAG reçoit Moustapha Kadi Oumani, ancien Directeur de Cabinet du Médiateur de la République du Niger et promoteur du Festival de la Concorde et de la Cohésion Sociale (FECCOS).  Initiateur de la valorisation du Sharo, rite ancestral des éleveurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre, il nous livre une lecture approfondie des enjeux sécuritaires, politiques et socioculturels du Sahel, analyse les relations tendues entre l’AES et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et appelle à une sécurité collective fondée sur la souveraineté, la solidarité et le dialogue. Entretien. 

L’admission des trois pays repose sur leur engagement politique à mettre pleinement en œuvre les obligations liées à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (LBC/FT/FP), indique un communiqué du GIABA.

La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), tenue récemment à Abuja, a approuvé l'admission du Burkina Faso, du Mali et du Niger comme membres hors-CEDEAO du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Avec l’inauguration officielle de la Banque confédérale d’investissement et de développement, le Mali, le Niger et le Burkina Faso se dotent d’un nouvel outil financier stratégique. Dotée de 500 milliards FCFA, la BCID-AES ambitionne de soutenir les projets structurants et d’ancrer une nouvelle dynamique de développement et de souveraineté économique au sein de l’espace sahélien.

Si le lancement de la monnaie unique de la CEDEAO est un vieux projet, la déclaration du président de la Commission de la CEDEAO, Dr. Omar Alieu Touray, attendue depuis longtemps par des observateurs économiques et citoyens ouest-africains, marque une étape cruciale dans le processus d’intégration économique régionale. Toutefois, elle soulève également de nombreuses questions sur la faisabilité et les implications d’une telle réforme.

En marge du Forum de haut niveau sur la gouvernance au Sahel à Banjul, capitale de la Gambie, le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Dr. Omar Alieu Touray, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à lancer la monnaie unique régionale, l’Eco, en 2027.

Lancée en novembre 2023, l’Initiative Atlantique vise à connecter des capitales sahéliennes, Bamako, Niamey, Ouagadougou, et potentiellement N’Djamena, à l’économie mondiale, via des corridors logistiques reliant ces villes aux ports marocains, en particulier celui, en construction, de Dakhla.

À mesure que les lignes du monde bougent, de nouveaux tracés s’imposent. Dans le désert géopolitique du Sahel, une voie discrète mais décisive se dessine. Le Maroc, s’appuyant sur sa façade atlantique et son expertise en infrastructures, a formulé un projet aussi simple dans son principe que complexe dans sa mise en œuvre : offrir un débouché maritime aux pays du Sahel. En d’autres termes, donner un horizon à des États enclavés, longtemps coincés entre géographie hostile et dépendances stratégiques