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La conférence s'achève, mais le message se veut durable. Pendant trois jours, à Abidjan, économistes, décideurs politiques et représentants des grandes institutions internationales n'ont cessé de marteler une même idée : dans un monde où les rapports de force se redessinent, l'Afrique ne peut plus se contenter de s'adapter. Elle doit désormais imposer sa propre trajectoire.

Au terme de trois jours de débats, la Conférence économique africaine 2026 n'a pas seulement livré un diagnostic sur les fragilités du continent. Elle a esquissé une nouvelle doctrine : bâtir une Afrique capable de transformer les bouleversements géopolitiques en opportunités, grâce à une intégration économique renforcée, des financements repensés et une action collective assumée.

Ce lancement, qui constitue l’une des principales retombées de l’édition 2026 de la Conférence économique africaine (CEA), intervient à un moment où les pays africains sont confrontés à une montée des tensions géopolitiques, à la fragmentation du commerce mondial, aux chocs climatiques, à l’aggravation de la dette et à l’évolution rapide de l’architecture internationale du financement du développement.

Des décideurs africains, des institutions de développement et des économistes de premier plan ont lancé dimanche 12 juillet 2026 à Abidjan le Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network), une plateforme continentale conçue pour renforcer l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et promouvoir des solutions africaines coordonnées face à des défis économiques mondiaux de plus en plus complexes.

Les récentes tensions qu'a connues le monde ont rappelé la vulnérabilité du continent africain face aux conflits géopolitiques. L'Afrique a l'opportunité de redéfinir les règles du jeu en se replaçant au centre des chaînes de valeur mondiales. « L'Afrique ne peut plus être considérée simplement comme un réservoir de matières premières.

La session plénière de la 20ᵉ Conférence économique africaine (AEC) s'est tenue samedi 11 juillet à Abidjan, au siège de la Banque africaine de développement (BAD), réunissant les plus hauts responsables économiques du continent. Placée sous le thème du renforcement de l'autonomie géopolitique et de la résilience commerciale, cette session a vu se succéder des interventions marquées par un appel à un changement de paradigme fondamental.

Placée sous le thème : « Renforcer l'autonomie géopolitique et la résilience commerciale de l'Afrique dans un monde multipolaire », la conférence ambitionne de définir des stratégies concrètes pour renforcer la souveraineté économique du continent face aux recompositions de l'ordre mondial. Ce fil rouge résonne avec l'actualité des tensions géopolitiques et des disruptions des chaînes d'approvisionnement.

Du 10 au 12 juillet 2026, Abidjan est le théâtre d'un rendez-vous majeur du développement continental : la 20e Conférence Économique Africaine (AEC). Coorganisée par la Banque africaine de développement (BAD), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), cette édition réunit au siège de la BAD les principaux décideurs économiques, chercheurs et acteurs du développement d'Afrique et du monde.

Les pays africains riches en minéraux critiques et plusieurs partenaires au développement se sont retrouvés vendredi 10 juillet à Abidjan lors d’une conférence ministérielle destinée à redéfinir la place de l’Afrique dans l’économie mondiale des ressources stratégiques.

Réunis à Abidjan, les pays africains producteurs de minéraux critiques et leurs partenaires au développement ont affiché une ambition commune : faire des ressources stratégiques du continent un véritable moteur de transformation économique, industrielle et sociale. Au cœur des débats, la création de valeur locale, le financement du développement et l’émergence de chaînes de valeur régionales capables de répondre à la demande mondiale en pleine explosion.

Près de deux Africains sur trois (65 %) estiment que leurs gouvernements devraient financer le développement national à partir des ressources internes, même si cela implique une augmentation des impôts et des taxes. À l’inverse, seuls 30 % des personnes interrogées privilégient le recours aux financements extérieurs, selon un rapport publié en juin par le réseau panafricain de recherche Afrobarometer.

Une large majorité d’Africains souhaite que le développement de leur pays repose d’abord sur les ressources nationales, quitte à supporter une pression fiscale plus importante. C’est l’un des principaux enseignements d’une enquête d’Afrobarometer, qui révèle également une volonté croissante de limiter l’influence des bailleurs de fonds sur les choix économiques, politiques et démocratiques des États.

La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) franchit une étape majeure de son évolution avec l'entrée du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) dans son capital. Approuvée le 17 juin 2026 à Abidjan par le Conseil d'administration de la BAD, cette prise de participation de 30 millions de dollars marque la première ouverture du capital de la BIDC à une institution internationale de financement du développement.

La Banque africaine de développement (BAD) devient le premier investisseur institutionnel international au capital de la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette opération historique, accompagnée d'une ligne de crédit de 70 millions de dollars, renforce les capacités financières de l'institution régionale et ouvre une nouvelle étape dans son ambition de financer la transformation économique de l'Afrique de l'Ouest.