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Selon le FMI, l’activité économique demeure résiliente avec une croissance du PIB réel supérieure à 5,5 % en 2025 et en 2026, portée par un dynamisme dans la construction, les services et l’agriculture, compensant largement un léger ralentissement du secteur extractif. Côté monétaire, le taux de change du franc congolais est resté stable depuis fin 2025, soutenu notamment par la réduction du déficit du compte courant grâce à la remontée des prix à l’exportation des minerais, même si ces gains ont été partiellement annulés par la flambée des cours du pétrole.

Dans le cadre de la consultation menée au titre du chapitre IV des statuts du Fonds monétaire international (FMI), une équipe d’experts de l’institution conduite par Calixte Ahokpossi a séjourné à Kinshasa du 23 avril au 6 mai, pour l’examen des programmes soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) du FMI. Voici le résumé des discussions avec le gouvernement congolais et du constat dressé par l’équipe du Fonds au terme de sa mission. 

Le gouvernement congolais a signé des accords miniers avec les Etats-Unis et la Chine, alors que les deux superpuissances cherchent à constituer des stocks de minéraux stratégiques pour faciliter la transition vers les énergies propres et les véhicules électriques à batterie.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a ordonné un audit complet des recettes d'exportation minières et des actifs de l'Etat, avertissant que des contrôles insuffisants empêchaient le pays de profiter pleinement des exportations record de cuivre et de cobalt. Kinshasa est un producteur majeur de cobalt et de cuivre, et possède également de vastes réserves de lithium, d'or et de coltan, ce qui en fait un champ de bataille dans la compétition mondiale pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques.

Voilà qui devrait rassurer les participants à la grande conférence nationale des infrastructures qui se tient ce jeudi 9 avril dans la capitale.

La République démocratique du Congo (RDC) a lancé ce jeudi 9 avril, sa première émission d’euro-obligations ciblant les investisseurs avec des titres de maturité de cinq et dix ans. Bien que le montant définitif n'ait pas encore été confirmé, Kinshasa avait indiqué en janvier dernier, vouloir lever dans un premier temps, 750 millions de dollars dans le cadre d'un programme d'euro-obligations de 1,5 milliard de dollars. Les fonds seront affectés au développement des infrastructures.

Au total, cela porte à près de 780 millions de dollars US décaissés depuis janvier 2025 par l'institution financière, et confirme la confiance retrouvée par Kinshasa auprès du FMI.

Pour le gouvernement congolais, «Père Noël» est en avance sur son agenda. En effet, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé lundi 22 décembre le décaissement immédiat de 442,4 millions de dollars US en faveur de la République démocratique du Congo, à l’issue de la deuxième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la première revue de l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Pour contenir la hausse des prix et apaiser les marchés, la Banque Centrale du Congo (BCC) a décidé d’intervenir directement sur le marché des changes. En injectant des devises étrangères, notamment le dollar américain, elle a racheté du franc congolais, provoquant ainsi une appréciation temporaire de la monnaie locale.

La valeur d’une monnaie ne reflète pas toujours la véritable santé économique d’un pays. En République Démocratique du Congo, la récente appréciation du franc congolais (CDF) démontre la volonté des autorités monétaires de freiner l’inflation et de restaurer la confiance. Mais cette stabilité, bien que bienvenue, reste fragile tant qu’elle ne s’appuie pas sur une économie productive et diversifiée.