Pour le gouvernement congolais, «Père Noël» est en avance sur son agenda. En effet, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé lundi 22 décembre le décaissement immédiat de 442,4 millions de dollars US en faveur de la République démocratique du Congo, à l’issue de la deuxième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la première revue de l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Au total, cela porte à près de 780 millions de dollars US décaissés depuis janvier 2025 par l’institution financière, et confirme la confiance retrouvée par Kinshasa auprès du FMI.
Cette validation intervient alors que le pays est toujours aux prises avec une crise sécuritaire dans les provinces du Grand Kivu, qui continue d’exercer une pression importante sur les finances publiques. Le gouvernement consacre actuellement 30% du budget à la défense.
L’inflation terrassée : 2,2% fin novembre 2025 contre 11,7% en 2024
Malgré ce contexte, l’économie de la RDC reste globalement solide, selon le FMI. D’après ses prévisions, la croissance devrait dépasser 5% en 2025 et 2026, portée principalement par le dynamisme du secteur minier, notamment le cuivre. Autre signal positif, c’est l’inflation qui a nettement reculé au cours de l’année 2025, passant de 11,7% fin 2024 à 2,2% en novembre 2025, permettant à la Banque centrale d’assouplir sa politique monétaire en réduisant son taux directeur de 25% à 17,5% en octobre dernier. Cette évolution traduit une amélioration progressive de la stabilité macroéconomique.
Le FMI note par ailleurs des avancées dans la mise en œuvre des réformes, tant sur le plan budgétaire que structurel. La plupart des objectifs fixés dans le cadre des programmes ayant été atteints, malgré certaines difficultés liées à l’augmentation des dépenses de sécurité. Des progrès ont aussi été enregistrés dans les réformes liées à la gouvernance, à la gestion des finances publiques et à la résilience face aux chocs climatiques.
L’institution appelle néanmoins les autorités congolaises à maintenir une discipline budgétaire rigoureuse, à préserver les dépenses sociales dans un contexte humanitaire tendu et à accélérer les réformes destinées à améliorer la transparence, la lutte contre la corruption et l’environnement des affaires.
« L’accélération des réformes vise à améliorer la gouvernance et la transparence, à renforcer les cadres de lutte contre la corruption et la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ainsi que l’environnement des affaires,» relève le FMI dans son communiqué.





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