Tous les articles qui parlent de CEDEAO - Page 6

Ce coup de froid sur les transactions commerciales avec l’Afrique dont la Chine est le premier fournisseur, serait dû aux craintes liées à l’impact négatif des mesures protectionnistes visant les produits chinois par les Etats-Unis et de la guerre commerciale déclarée par Donald Trump à la deuxième économie mondiale. La perspective d’une escalade que redoutaient les opérateurs économiques et les marchés financiers, s’est finalement concrétisée début avril.

Est-ce le prélude des conséquences de droits de douane imposés par l’administration Trump à la Chine ? Toujours est-il que les importations chinoises en provenance du continent ont enregistré un décrochage de 9,4% au premier trimestre 2025, elles s’établissent à 26,69 milliards de dollars, selon des données publiées lundi 21 avril par  l’Administration des douanes chinoises

Cette taxe qui vise à «financer le fonctionnement de l’Alliance et les projets communs», met fin à tout espoir de réintégration de ces pays dans la Cédéao. Elle risque par ailleurs de déclencher une guerre commerciale au sein de l’UEMOA, car il est fort probable que les Etats membres de l’Union appliqueront la réciprocité.

Les trois pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel -Mali, Niger et Burkina Faso- ont convenu d’appliquer un «Prélèvement confédéral», une taxe de 0,5 % aux importations provenant de pays extérieurs à l’AES à l’exception de certains produits, notamment les aides humanitaires et les biens diplomatiques

« Nous avons longuement évoqué la situation sécuritaire dans notre sous-région, qui demeure très préoccupante, ainsi que la situation sociopolitique dans certains pays du Sahel. Nous avons noté la nécessité d’apporter une assistance à ces pays frères », a déclaré Alassane Ouattara. Son homologue ghanéen a confirmé cette volonté de soutien, tout en soulignant l’importance d’une approche concertée : «nous allons essayer de traiter ce problème avec la meilleure des méthodes.»

La Côte d’Ivoire et le Ghana ont réaffirmé leur engagement à apporter une assistance aux pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour les aider à faire face aux défis humanitaires et sécuritaires. Cette annonce a été faite mercredi à Abidjan par le président ivoirien Alassane Ouattara, lors d’un point de presse conjoint avec son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, en visite de travail en Côte d'Ivoire

Dans un communiqué publié le 29 janvier 2025, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a annoncé qu'elle maintiendrait la zone de libre-échange avec l’AES – composé du Burkina Faso, du Mali et du Niger – «jusqu’à nouvel ordre.» Cette décision survient après leur retrait officiel de l'organisation régionale, suite à l’escalade des tensions provoquées par les sanctions imposées par la CEDEAO en réponse aux coups d'État militaires.

Fin 2024, l’Alliance des États du Sahel (AES) avait déjà assuré qu’elle continuerait de maintenir la libre circulation avec la CEDEAO. Depuis la sortie officielle des trois pays membres de l'AES le 29 janvier 2025, les regards se tournent vers l’évolution des relations entre ces deux blocs, avec des discussions à venir pour définir les modalités de coopération future

Selon le communiqué de la Cédéao, malgré le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso, les citoyens de ces pays continueront de jouir des droits de circulation, résidence et établissement prévus dans les traités de l’Organisation sous-régionale.

La Cédéao a annoncé ce mercredi 29 janvier dans un communiqué qu’elle maintiendra une zone de libre-échange avec les trois Etats de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) «jusqu’à nouvel ordre» en espérant faire revenir Ouagadougou, Niamey et Bamako à leur décision même si les juntes au pouvoir ont réaffirmé leur «retrait irrévocable» de l’Organisation