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Après avoir presque triplé en 2024 pour atteindre des niveaux records, les contrats à terme sur le cacao ont perdu les trois quarts de leur valeur et se négocient actuellement autour de 3.300 dollars la tonne en raison d'un excédent mondial de fèves.

Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire envisage de réformer son système de commercialisation du cacao en alignant davantage les prix réglementaires de reprise aux agriculteurs sur les prix internationaux, ont indiqué des autorités gouvernementales, rapporte l’agence Reuters. Cette décision fait suite à une forte baisse des prix mondiaux du cacao, qui a déclenché une crise des ventes dans la filière et entraîné une accumulation de fèves invendues à l'intérieur du pays et dans les entrepôts portuaires

Cette nouvelle hausse intervient dans un contexte particulier, marqué par une flambée des cours mondiaux du cacao. Depuis 2024, les prix ont franchi le seuil des 10 000 dollars la tonne sur les marchés à terme, avec des prix oscillant entre 8 000 et 10 000 dollars en mars dernier. Cette envolée s'explique par une forte demande asiatique et une offre en recul dans une Afrique de l'Ouest fragilisée par des conditions climatiques défavorables. Depuis 2011, le prix payé aux planteurs a plus que doublé.

En Côte d’Ivoire, le prix bord champ du cacao a été relevé à 2 200 FCFA/kg pour la campagne intermédiaire 2024-2025, soit une hausse de plus de 22 % en comparaison au prix de 1800 FCFA/kg fixé pour la campagne précédente. L’annonce qui a été faite le 2 avril dernier à Abidjan lors d’une cérémonie officielle, a ét é saluée par les représentants du secteur agricole.

L’exposition universelle d’Osaka 2025 rassemblera environ 200 pays et drainera plus de 28 millions de visiteurs : «le site de l’exposition est une île artificielle de près de 390 ha située dans la baie d’Osaka. Le site de l’exposition est entré le mois dernier dans le livre de records «Guiness» comme la plus grande structure en bois jamais réalisée», a souligné, SEM Jungi Gomakubo, ambassadeur du Japon près la Côte d’Ivoire.

L'Exposition Universelle d'Osaka au Japon portera cette année sous le thème central : «Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain.» Elle se tiendra du 13 avril au 13 octobre sur l’île de Yumeshima. Pour sa neuvième participation à cet événement d’envergure internationale, la Côte d’Ivoire entend miser sur son atout maître : le cacao.

Si la transformation de cacao émerge depuis 5 ans en Côte d’Ivoire, elle n’a pas encore permis de construire un écosystème industriel local de la production de chocolat, constate le Département américain de l’agriculture (USDA) dans un rapport qu’il vient de publier sur le secteur cacaoyer ivoirien.

L’«Eléphant» tient toujours son rang de premier transformateur mondial de cacao au monde, loin devant les Pays-Bas. Mais, en raison d’une faible position sur la chaîne de valeur, l’essentiel des fèves broyées dans le pays est expédié sur le marché international à destination de grands industriels de chocolat en Europe et aux Etats-Unis

Pour protéger son couvert forestier, l’une des plus riches d’Afrique de l’Ouest, le pays a déployé une «armée verte», un dispositif unique en son genre baptisé “Sodefor”, une force spéciale destinée à lutter contre la déforestation illégale et à surveiller les forêts. Depuis son déploiement, cette brigade a mené plusieurs actions concrètes : 232 procès-verbaux ont été dressés, 16 sites clandestins d’orpaillage ont été démantelés, et 50 véhicules transportant des produits forestiers illégaux ont été saisis. L’urgence est bien réelle, comme le souligne, souvent Ouattara, bien conscient que la déforestation a entraîné la perte de plus de 80 % du couvert forestier du pays depuis 1960. Dans cette perspective, l’objectif est de restaurer 20 % du couvert forestier d'ici 2030, soit environ 6,5 millions d’hectares, avec un plan de reboisement de 100 000 hectares par an, financé par un budget de 600 milliards de FCFA.

Abidjan a accueilli, les 5 et 6 septembre derniers, la 10ᵉ session extraordinaire de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (CMAE). Pendant deux jours, ministres et experts sont venus de tout le continent pour définir une position commune à l’approche de la COP29 prévue en novembre prochain à Bakou, en Azerbaïdjan

Depuis 2013, les marchés émergents, principalement la Chine, jouent également un rôle important dans l'évolution de la demande mondiale, la production de cacao n'a cessé d'augmenter au cours des 40 dernières années, et jusqu'à 95 % des fèves de cacao sont négociés sur les marchés de Londres et d’Atlanta. Ces deux places financières appartiennent à des pays ne produisant un gramme de fève de cacao.

Le philosophe et historien américain Will Durant affirme qu’« Une grande civilisation ne se conquiert de l’extérieur que si elle s’est détruite de l’intérieur.» L’Afrique fournit plus de 70 % de la production mondiale de l’or brun. Un peu plus d'un tiers de la récolte mondiale annuelle de cacao est moulue en Europe. A titre de comparaison, les Pays-Bas, transforme 12 % de la récolte mondiale et la Suisse 1%

Les principales raisons qui ont justifié cette hausse historique des prix sont les maladies de cacaoyers et des prévisions de conditions météorologiques défavorables, qui ont poussé les acheteurs à anticiper sur un risque sérieux de baisse de l’offre en cacao, et ont donc commencé à augmenter les prix auxquels ils souhaitent sécuriser les approvisionnements futurs.

La décision était attendue au vu de la flambée des cours du cacao à l’international. Le ministre ivoirien de l'Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, a annoncé mardi 2 avril, la hausse de 50%, à 1.500 FCFA, soit 2,47 dollars/kg, du prix garanti aux producteurs de cacao, pour la petite saison des récoltes, qui a débuté ce mois d'avril.

A part l’effondrement de la production en Afrique de l’Ouest, les stocks de cacao dans les ports américains sont tombés à leur niveau le plus bas depuis près de trois ans. Les chocolatiers américains ont transformé 3% de fèves de cacao en moins au quatrième trimestre 2023. Pour ne rien arranger, le sucre, l'autre ingrédient clé du chocolat, a vu son prix augmenter d'environ 25% l’an dernier.

Le cours du cacao, principal ingrédient du chocolat atteint un niveau record, dépassant les 10.000 dollars la tonne métrique ! Cela représente une augmentation exponentielle de plus de 130% depuis le début de l'année.