vendredi 25 septembre 2026
Récemment :
- Invité du Mois | Luc Doumont, Président de l’Association internationale des douaniers francophones : « L’Afrique ne doit pas être condamnée à demeurer un fournisseur de matières premières »
- Kenya | Énergie : Nairobi lance un projet de raffinerie de 15 milliards de dollars à Lamu
- Maroc | Législatives 2026 : une nouvelle configuration de la Chambre des représentants
- Afrique du Sud | Diplomatie : Mbeki pressenti pour dénouer la crise avec Washington
- Cameroun | Programme routier : la BAD exclut China Railway 20th Bureau Group pour pratique frauduleuse
- Abidjan | Afrique numérique : Yango mise sur les talents locaux pour soutenir l’innovation et la compétitivité
- Nigeria | Mines : Abuja et Washington scellent un partenariat stratégique pour dynamiser le secteur
- IA | Sécurité : Canberra dénonce l’intrusion d’agents OpenAI dans ses systèmes publics




![Édito | Aérien : le réveil de l’Afrique [Par Jean-Louis Baroux] Et pourtant, ce secteur d’activité est encore loin de sa maturité. Les causes en sont multiples. D’abord la résistance des Etats à l’ouverture de leur espace aérien afin de protéger leur compagnie nationale. Les conventions signées ne sont pas respectées en dépit des déclarations triomphales qui marquent la fin des réunions. Ensuite un manque flagrant de capitaux. Le transport aérien est un gros demandeur de fonds propres et les Etats, pour la plupart propriétaires de leur transporteur national freinent pour financer les équipements. Et puis il faut bien mentionner la corruption qui règne dans nombre de pays ce qui limite l’accès de l’argent au bon endroit.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/02/Ethiopian-Airlines-1-1-450x233.jpg)


![Édito | Comment rendre abordables les prix du transport aérien africain ? [Par Jean-Louis Baroux] Dernièrement, lors d’une réunion des responsables des aviations civiles des Etats membres, 11 pays si on enlève les quatre en froid avec l’Organisation, ont mis le prix des billets d’avion à l’intérieur du territoire couvert par les Etats au centre de leurs débats. Et c’est bien normal si on compare les tarifs pratiqués à ceux de l’Europe. En voici quelques exemples pris sur le trajet le plus direct avec un aller le 10 décembre et un retour le 17 décembre 2024 en classe économique : Bamako/Lomé : 4h30 de vol aller-retour pour 891 euros avec la compagnie Asky – Accra/Douala : 8h20 de trajet car il y a une escale au tarif de 1.194 euros toujours avec Asky – Abidjan/Dakar : 5h25 de vol au prix de 525 euros avec Kenya Airways. Et par comparaison sur les routes européennes Paris/Rome : 4h25 de vol au prix de 66 euros avec Ryanair ou Paris/Athènes en 6h50 aller-retour pour un prix de 176 euros avec Transavia ou Londres/Athènes : 7h50 de temps de vol pour 114 euros en prenant EasyJet. J’ai choisi des distances orthodromiques comparables. Les écarts existent également sur des routes identiques selon que l’on voyage dans le sens sud/nord ou l’inverse. Exemples toujours pris aux mêmes dates et en classe économique : Abidjan/Paris au prix de 1.208 euros mais Paris/Abidjan à 993 euros avec le même transporteur, Air France, ou Accra/Londres à 1.466 euros et Londres/Accra pour 1.216 euros voyage effectué avec British Airways.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/11/Asky-reliant-Bamako-a-lome-en-4h30-de-vol-aller-retour-pour-891-euros-450x195.jpg)





