Accra s’apprête à rouvrir le dossier de la création d’une compagnie aérienne nationale, un vieux serpent de mer. Le président John Dramani Mahama a confirmé que le gouvernement allait lancer un appel à manifestation d’intérêt afin d’attirer des partenaires stratégiques capables de concrétiser cette ambition
Cette initiative intervient après l’échec de plusieurs tentatives, dont la plus récente, menée sous l’administration précédente, avait abouti à un accord avec Ashanti Airlines en 2022, mais qui est resté sans lendemain. Bien auparavant, des tractations avaient eu lieu avec Ethiopian Airlines et EgyptAir, mais toujours sans résultat. Depuis la disparition de Ghana Airways en 2004 et la débâcle de Ghana International Airlines en 2010, le pays n’a plus de pavillon national, sa connexion avec le reste du monde étant assurée par les compagnies européennes et du Golfe.
Le gouvernement ghanéen veut inscrire ce projet dans une dynamique plus large de développement du secteur aérien, l’objectif affiché étant de structurer un écosystème complet, allant des infrastructures aux services de maintenance et à la formation. Dans le plan des autorités, l’aéroport de Ho, situé dans la région de la Volta serait ainsi transformé en centre de formation et en hub technique, afin d’accompagner la montée sur la chaîne de valeur du secteur. Par ailleurs, cette relance s’inscrit dans un projet plus global de modernisation des infrastructures de transport, avec une meilleure articulation entre l’aérien, le ferroviaire et le maritime. La finalisation de la ligne ferroviaire Tema-Mpakadan et les projets autour du transport sur le lac Volta traduisent cette volonté de développer l’intermodalité. Dans le secteur ferroviaire, l’État cherche à attirer des investisseurs privés pour renforcer la ligne de l’Ouest, essentielle au transport de marchandises.
Si le chef de l’Etat ghanéen ne s’est pas avancé sur un échéancier précis de son plan, il insiste sur la nécessité d’un processus rigoureux et transparent. Le choix des investisseurs et des partenaires stratégiques sera important pour éviter les erreurs du passé et garantir la viabilité du projet.





Ghana
![Éclairage | En Afrique, le premier tableau de bord d’un produit importé doit expliquer les exceptions, pas seulement les ventes [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Port-de-Lome--450x284.png)



![Edito | Le transport aérien peut-il se passer des agents de voyages ? [Par Jean-Louis Baroux] Pendant très longtemps, la position des agences de voyages est restée très forte. Ce circuit de distribution représentait 70 % des émissions de billets, et ce jusqu'au début des années 2000. Il reste encore très significatif, bien qu'il ait considérablement évolué et que les méthodes de commercialisation entre les OTA (Online Travel Agents) et les distributeurs traditionnels n'aient pas grand-chose à voir.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Agent-de-voyages--450x218.jpg)
