Tous les articles qui parlent de Ennahda

La justice reproche à cet agro-industriel et ancien député d'avoir enfreint les règles sur les parrainages, réputés particulièrement difficiles à réunir selon les experts. Il fallait soit 10.000 signatures d'électeurs, soit de 10 parlementaires ou de 40 élus de collectivités locales. Ayachi Zammel, inconnu jusque-là du grand public, a été arrêté le 2 septembre, le jour-même de la confirmation de sa candidature à la présidentielle par l'Autorité électorale, ISIE. Agé de 47 ans et chef du parti libéral Azimoun, il est l'un des trois candidats retenus dans une liste définitive aux côtés du président sortant Kais Saïed, 66 ans, et de Zouhair Maghzaoui, 59 ans, un ancien député de la gauche panarabiste.

A quelques jours de l’élection présidentielle ce dimanche 6 octobre, le Tribunal de Première Instance de Tunis II a condamné Ayachi Zammel, candidat à la présidentielle, à 12 ans de prison, une peine assortie de l’interdiction d'aller voter, révèle son avocat, maître Abdessater Messaoudi

Cette condamnation intervient après onze ans d’enquêtes et procédures judiciaires et quinze heures de délibération. Le tribunal de première instance de Tunis a également condamné deux accusés à la prison à perpétuité, a fait savoir M. Chtiba. Ce dernier s’est félicité que «justice ait été rendue» expliquant la longueur des délibérés par «la nature et le volume» du dossier.

Quatre accusés dans le procès pour l'assassinat de l'opposant de gauche tunisien Chokri Belaïd en 2013 ont été condamnés à mort, a annoncé mercredi, à la télévision nationale, un magistrat du pôle judiciaire antiterroriste. Il s'agit du tout premier verdict prononcé dans cette affaire qui avait choqué le pays

Tunisie : Le leader des islamistes sous les verrous

C’est un gros poisson que vient d’attraper la justice tunisienne. Rached Ghannouchi, 81 ans, président d’Ennahdha, le parti islamiste tunisien, a été arrêté hier lundi chez lui pendant la rupture du jeûne. Il a été conduit à la caserne d'El Aouina (Tunis), sur instruction du ministère public, relevant du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.

Un virulent critique du président tunisien Kais Saied, Jawhar Ben Mbarek, a été arrêté dans le cadre d'un coup de filet contre l'opposition qui accuse le pouvoir de chercher à la museler alors que le pays est englué dans une grave crise sans issue en vue. Dans une allusion aux méthodes du chef du Kremlin contre tous ceux qui ne pensent pas comme lui, l’opposition tunisienne accuse Saïed de transformer la Tunisie en « Russie de l’Afrique ».