Hamadi Jebali, ancien Premier ministre par ailleurs cadre du parti religieux Ennahda, a entamé une grève de la faim après son arrestation jeudi 23 juin pour des soupçons de blanchiment d’argent.
Quelques heures après son arrestation, jeudi 23 juin, l’ancien Premier ministre tunisien Hamadi Jebali, a décidé de commencer une grève de la faim, rapportent les agences AFP et Reuters. «Hamadi Jebali nous a dit qu’il ne répondrait pas aux questions des enquêteurs et qu’il entamait une grève de la faim, car son arrestation a des motivations politiques, et n’a rien à voir avec un blanchiment d’argent», a déclaré son avocat, Mokhtar Jemai.
Selon la radio privée Mosaïque FM, Hamadi Jebali a été placé en garde à vue par le pôle antiterroriste de Tunis pour «des suspicions de blanchiment d’argent ». Depuis plus d’un mois, l’ancien Premier ministre (2011-2013) et démissionnaire d’Ennahdha depuis 2014, fait l’objet d’une enquête sur les activités de son atelier de fabrication de chaudières dans la région de Sousse.
Dans un communiqué, son avocat révèle que les téléphones portables de l’ancien chef du gouvernement et de son épouse avaient été confisqués par les autorités.
Contacté par Reuters, le ministère de l’Intérieur a refusé de faire le moindre commentaire. Le président tunisien, Kaïs Saïed, qui s’est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021, avait promis une chasse à « tous ceux qui avaient volé l’argent du peuple » qu’il estime à 13 milliards de dollars. Avec le soutien de l’armée et d’une large partie de l’opinion publique, le chef de l’Etat tunisien déroule son agenda pour mettre en place la « 3ème république ». Malgré des critiques et l’opposition du puissant syndicat UGTT, il entend organiser le 25 juillet un référendum constitutionnel après avoir désigné une nouvelle commission électorale et un nouveau conseil supérieur de la magistrature, deux institutions que l’opposition considère à la botte de Kaïs Saïed.





Tunisie


![Éclairage | Niger : une session du CCR au cœur des enjeux ! [Par Moustapha Kadi Oumani] Notre nation prouve que la souveraineté — politique, économique, alimentaire et culturelle — est le socle indispensable pour décider librement de son propre destin, sans ingérence extérieure. C'est cette vérité, simple en apparence mais rarement affrontée, que le Conseil consultatif de la refondation (CCR) examine à partir de ce lundi 5 octobre 2026, à l'ouverture de sa session extraordinaire, sans hâte ni tension.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/CCR-450x242.jpg)
![Tribune | Femmes et pouvoir : le poids des institutions, de la culture et des trajectoires individuelles [Par Pr. El Hassane Hzaine] À l'image de l'entrepreneuriat économique, la politique commence à se conjuguer également au féminin au Royaume du Maroc depuis 2002, mais le 29 septembre 2026 fera date : le Roi Mohammed VI a procédé à la nomination de la première femme cheffe du gouvernement en la personne de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette décision, dans un pays musulman sunnite et doté d'une tradition monarchique millénaire, ne relève pas de la contingence : elle constitue l'aboutissement d'une trajectoire historique et juridique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Fatima-450x232.jpg)

