Le ministère public tunisien a décidé, ce mardi 20 septembre, de placer en détention provisoire le Vice-président du parti islamiste Ennahdha, Ali Larayadh et de le déférer au Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.
Ancien ministre de l’Intérieur de 2011 à 2013, Larayadh est accusé d’avoir participé activement aux réseaux d’envoi des jeunes tunisiens en Syrie et en Irak pour combattre dans les rangs de Daech.
L’accusation est très grave et relaie les rumeurs qui couraient depuis longtemps dans tout Tunis.
Rached Ghannouchi, Président d’Ennahdha est également dans le collimateur de la justice tunisienne. Si le Parquet a reporté son audition, il n’en a pas fini pour autant avec la justice.
Sans surprise, Ennahdha a, dans un communiqué, condamné les circonstances de l’enquête, qu’il a assimilées à «une forme de torture et d’abus dans une affaire montée et des accusations malveillantes». Le parti islamiste a également considéré le déroulement de l’enquête comme une «violation flagrante des droits de l’homme et une atteinte à la dignité».





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