Le ministère public tunisien a décidé, ce mardi 20 septembre, de placer en détention provisoire le Vice-président du parti islamiste Ennahdha, Ali Larayadh et de le déférer au Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.
Ancien ministre de l’Intérieur de 2011 à 2013, Larayadh est accusé d’avoir participé activement aux réseaux d’envoi des jeunes tunisiens en Syrie et en Irak pour combattre dans les rangs de Daech.
L’accusation est très grave et relaie les rumeurs qui couraient depuis longtemps dans tout Tunis.
Rached Ghannouchi, Président d’Ennahdha est également dans le collimateur de la justice tunisienne. Si le Parquet a reporté son audition, il n’en a pas fini pour autant avec la justice.
Sans surprise, Ennahdha a, dans un communiqué, condamné les circonstances de l’enquête, qu’il a assimilées à «une forme de torture et d’abus dans une affaire montée et des accusations malveillantes». Le parti islamiste a également considéré le déroulement de l’enquête comme une «violation flagrante des droits de l’homme et une atteinte à la dignité».





Tunisie
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




