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Dans leur commentaire, les analystes de Fitch Ratings expliquent que la note «CCC» reflète un PIB par habitant supérieur à celui de ses pairs, contrebalancé par une forte dépendance à l'égard des recettes volatiles des hydrocarbures et des déficiences persistantes de la gestion des finances publiques. Ces faiblesses sont exacerbées par les tensions sur le marché régional de la dette et l'accès limité aux financements extérieurs.

L’agence de notation financière Fitch Ratings a maintenu inchangée la note souveraine «CCC» du Trésor tout en relevant une fragilité persistante des finances publiques et des déséquilibres budgétaires accentués par une gestion jugée inefficiente et une forte dépendance des recettes pétrolières

En fait, l’ajustement du rating d’Afreximbank à BBB-, est une révision des perspectives de la banque de financement du commerce extérieur de l’Union africaine auquel l’agence Fitch reproche sa politique de gestion des risques et de provisionnement de créances douteuses. Les perspectives négatives adossées à la note d’Afreximbank signifient que si d’ici un an, la situation de l’institution n’évolue pas, elle pourrait perdre son triple B (l’investment grade). Les analystes de Fitch ont estimé que le taux de créances douteuses d'Afreximbank dépassait le seuil de «risque élevé» de 6 % défini dans la grille d’évaluation de l'agence de notation. Pour se défendre, Afreximbank a indiqué que dans ses comptes du premier trimestre 2025, le taux de créances douteuses s'élevait à 2,44 %.

L’abaissement en milieu de semaine dernière par l’agence Fitch Ratings de la note de crédit d’Afreximbank de BBB à BBB-, a mis le feu aux poudres. Depuis Addis-Abeba, les snipers du «Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP)» créé par l'Union africaine (UA), ont aussitôt sorti les canons pour pilonner cette décision au motif «qu'elle était basée sur une catégorisation défectueuse des prêts.» Ces fonctionnaires ont même exigé que l’agence Fitch reconsidère sa décision. Rien que ça !

Moins d’une semaine plus tard, ce mardi 10 juin, la banque africaine a tenu à rétablir sa version des faits. Elle conteste vigoureusement l’analyse de Fitch, qu’elle qualifie de fondée sur une mauvaise interprétation de ses obligations juridiques et de sa mission. Selon Afreximbank, aucune restructuration de dette n’est en cours avec ses pays membres. L’institution rappelle qu’elle opère sous un traité constitutif signé par 53 États africains, traité qui interdit expressément tout engagement de ce type hors d’un cadre légal strict.

Après la dégradation de sa note de crédit par l’agence Fitch, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) contre-attaque. L’institution financière dénonce une interprétation erronée de son cadre juridique et une lecture inexacte de ses risques financiers. Le débat relance les tensions entre agences de notation et institutions africaines

Ces considérations sont mises en balance avec l'exposition accrue du groupe au risque de change et les risques de contagion associés à une éventuelle accélération du remboursement des euro-obligations de sa filiale nigériane. Les conditions d'exploitation sont négativement impactées par les risques élevés de viabilité de la dette souveraine en Afrique subsaharienne.

Dans une note publiée en début de semaine, l’agence Fitch Ratings a confirmé la note de solvabilité «B-» du groupe Ecobank assortie de perspectives stables. La note de solvabilité de la holding bancaire prend en compte une marque panafricaine de premier plan, la forte diversification géographique et des revenus, la qualité de ses actifs, une rentabilité opérationnelle saine et un profil de financement et de liquidité raisonnable, explique l’agence de notation financière

L’agence de notation financière Fitch Ratings vient de relever la note de défaut d’émetteur à long terme de la holding bancaire, la faisant passer de «C» à «CC.»Un ajustement qui, s’il ne signe pas encore la sortie de crise, traduit néanmoins une amélioration de la situation financière du groupe. Pour les analystes de Fitch Ratings, l’obtention fin d’année 2024 de prêts-relais auprès de plusieurs banques régionales qui a renforcé sa trésorerie et éloigné, du moins temporairement, le spectre d’un défaut imminent.

Après avoir dégradé à plusieurs reprises la note de la holding bancaire ces trois dernières années, Fitch Ratings redresse pour la première fois sa notation. Mais l’agence de notation financière relève que la seule réponse structurelle aux difficultés du groupe passe par une injection d’argent frais. Oragroup est toujours en « détresse financière », prévient Fitch.