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Ce système "multi-ordre" rompt avec les modèles précédents et impose une réévaluation de la diplomatie, de la gouvernance mondiale et des institutions nécessaires pour gérer une diversité et une complexité accrues des relations internationales. Animées par un nationalisme combatif et une instrumentalisation du passé, certaines puissances emploient des stratégies variées : Sharp power, discours spirituels ou religieux, manipulation de l'information, réécriture de l’histoire et coercition économique. L'ordre mondial en devenir est façonné par l'interaction entre une poignée de dirigeants autoritaires (strongman) à la tête de "néo-empires" révisionnistes, qui cherchent à remodeler le système à leur avantage, sans pour autant restaurer les structures féodales de suzerains et vassaux.

Le système international connait des bouleversements profonds et structurels, et s’achemine vers un système "multi-ordre" plus fragmenté et diversifié caractérisé par la coexistence et l'interaction de multiples ordres internationaux, chacun fondé sur des valeurs, des identités et des institutions propres (Trine Flockhart 2016). Flockhart soutient que cette transition est déjà en cours et insiste sur la nécessité, pour les décideurs politiques, de s'y préparer

Le français n’est pas qu’une simple langue : c’est un héritage commun, un terrain propice à la création, l’éducation, le savoir, les affaires. Et c’est dans ce dernier espace partagé, un espace de confiance que s’engouffrent les «brouteurs» pour duper les personnes en quête de relations et d’échanges francs et sincères.

Des relations compliquées entre la France et certains pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, du retrait des troupes françaises en Afrique, de la diplomatie à fleurets mouchetés…Gilles Djéyaramane, un auteur français, spécialiste de la Francophonie, actuellement élu à Poissy (Yvelines), apporte des réponses. Entretien

«Le slogan électoral de Donald Trump était «Make America Great Again.» Il est aisément transposable : Make Russia Great Again ! Make China Great Again ! Partout l’on cherche à revenir en arrière. » (Bruno Tertrais la revanche de l’histoire) Gilpin a observé, à l’instar du sociologue Ibn Khaldoun il y a des siècles, que les puissances dominantes se succèdent et que toute puissance hégémonique est inévitablement destinée à décliner. En effet, à un certain moment, l’expansion dépasse les bénéfices, la répartition du pouvoir au sein du système évolue, et d’autres États émergent pour contester cette suprématie. Cependant, le retour des hégémons demeure un phénomène encore peu théorisé.

Les bouleversements et les polycrises survenus ces dernières années, en particulier la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine, ont entraîné un retour en force de la géopolitique. Les rivalités entre grandes puissances dominent désormais, éclipsant les considérations économiques, diplomatiques et l’interdépendance qui avaient prévalu pendant des décennies. Depuis la chute de l'Union Soviétique, survenue le 26 décembre 1991, plusieurs visions géopolitiques ont dominé les débats sur l'avenir du système international, notamment aux États-Unis

"Notre Président a plusieurs fois affirmé que nous voulions devenir membre des Brics. (...). Le processus est en cours", a affirmé Ömer Çelik, le porte-parole du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du Président Recep Tayyip Erdogan.

La Turquie, un Etat membre de l'OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) aux relations parfois tendues avec ses alliés occidentaux, a soumis une demande d'adhésion au bloc des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), a annoncé mardi le porte-parole du parti au pouvoir, AKP