La Turquie, un Etat membre de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord) aux relations parfois tendues avec ses alliés occidentaux, a soumis une demande d’adhésion au bloc des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), a annoncé mardi le porte-parole du parti au pouvoir, AKP
« Notre Président a plusieurs fois affirmé que nous voulions devenir membre des Brics. (…). Le processus est en cours », a affirmé Ömer Çelik, le porte-parole du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du Président Recep Tayyip Erdogan.
« S’il y a des développements concrets concernant notre adhésion aux Brics, une décision ou une évaluation des Brics, nous les partagerons avec vous », a déclaré M. Çelik au cours d’une conférence de presse.
« Notre Président a clairement affirmé que la Turquie voulait prendre part à toutes les plateformes importantes, dont les Brics », a ajouté M. Çelik.
Ni la présidence turque, ni le ministère turc des Affaires étrangères n’ont réagi dans l’immédiat.
Comptant quatre membres (Brésil, Chine, Inde et Russie) à sa création en 2009, le bloc a été rejoint par l’Afrique du Sud en 2010 et s’est élargi cette année à plusieurs autres pays émergents, dont l’Égypte, l’Iran, l’Ethiopie, les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite…
« Nous ne considérons pas les Brics comme une (solution) alternative (face) à toute autre structure », a affirmé en juillet le Président Erdogan, dont le pays est toujours officiellement candidat à l’entrée dans l’Union européenne.
Les négociations d’adhésion à cette dernière, entamées en 2005, sont toutefois à l’arrêt depuis plusieurs années, les relations avec l’UE s’étant fortement dégradées après une tentative de putsch en juillet 2016 en Turquie, suivie de purges massives.
La Turquie, qui a maintenu des relations étroites avec Moscou malgré l’offensive russe en Ukraine, est le seul candidat à l’UE et le seul membre de l’OTAN à avoir frappé à la porte de ce club regroupant les principaux pays émergents, qui doit se réunir en sommet en octobre à Kazan (Russie).
Elle avait participé en 2018 à un précédent sommet des Brics en Afrique du Sud.
« La Turquie peut devenir un pays fort, prospère et respecté si elle développe simultanément ses relations avec l’Est et l’Ouest », a déclaré samedi M. Erdogan.
Avec AFP





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