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Sommet de Paris : l’endettement au cœur de la rencontre

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En principe, ce devrait être le sommet du financement de l’Afrique, mais la rencontre initiée par le président français, Emmanuel Macron, qui s’ouvre aujourd’hui mardi 18 mai, finira par être le sommet de l’endettement, les autres aspects de la question comme la fiscalité étant reléguée au second plan.

Pour les pays africains, il y a lieu de s’inquiéter pour plusieurs raisons. En effet, le sommet de Paris arrive à un moment où les besoins de financement des pays du continent sont colossaux et que l’unique solution qui s’offre à eux reste l’endettement. Sauf que la plupart d’entre eux, bien qu’étant relativement moins endettés que les pays développés, sont incapables de convaincre les marchés ou d’obtenir des concours supplémentaires de la part des partenaires économiques et financiers.

« Ce qui nous inquiète, c’est que ces pays ont des besoins de financements colossaux et qu’ils pourront difficilement recourir à l’endettement externe, notamment pour leurs dépenses sociales, d’éducation ou d’infrastructures susceptibles de booster la croissance », a fait savoir Cécile Valadier, une analyste de l’Agence Française de Développement (AFD).

C’est une injustice que vivent les pays, si l’on sait que la France elle-même traîne un endettement supérieur à son PIB, idem pour les Etats-Unis. Car, Selon les perspectives économiques du FMI, révisées en avril 2021, la dette publique de l’Afrique subsaharienne atteindra seulement 799 milliards de dollars en 2022, soit 41% du PIB. Alors que, selon le dernier rapport publié sur cette question par l’Institute of International Finance (IIF), la dette publique des USA culmine à 129% du PIB, et celle de la zone euro à 122,6%.

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