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Sortie à l’international: Rabat lève 1 milliard d’euros à des taux défiant toute concurrence

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C’est un véritable plébiscite pour le Royaume chérifien qui vient de lever la rondelette somme d’1 milliard d’euros en pleine crise de coronavirus. En effet, le Trésor public marocain vient d’émettre des obligations d’Etat en deux tranches avec des taux d’intérêt extrêmement bas pour un pays africain.

Banque conseil de classe mondiale, net-roadshow auprès de plus gros investisseurs… Le Trésor public marocain n’a rien négligé pour assurer la réussite de cette opération. Il a aisni mandaté quatre banques d’affaires pour l’accompagner dans cette levée de dette, notamment Barclays, BNP Paribas, Natixis et JP Morgan. Et le résultat a visiblement été au rendez-vous.

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La première tranche, à moyen terme, dont la maturité est de 66 mois, soit cinq ans et demi, est assortie d’un prix de 99,374% et d’un taux de rendement de 1,495%, correspondant ainsi à un coupon de 1,375%.
Alors que pour la deuxième tranche, qui s’inscrit sur du long terme est d’une maturité de 120 moins soit une dizaine d’année. Elle est présente à un prix de 98,434% et un taux de rendement de 2,176%, soit un coupon de 2%.

Il s’agit d’une véritable aubaine pour le Maroc, au vu du niveau extrêmement bas de ces taux qui témoignent d’un risque pays très faible. A titre de comparaison, le Nigeria se finance à des taux proches de 6,75%, comme cela a été récemment le cas pour une levée de 500 millions de dollars.

Par ailleurs, l’émission obligataire marocaine a été souscrite 2,5 fois par rapport au montant sollicité par le ministère des Finances, confirmant la confiance dont jouit le Maroc auprès des investisseurs obligataires internationaux et des agences de notation. Ce dernier a affirmé dans un communiqué que, cette opération « intervenue dans un contexte difficile marqué par des incertitudes liées à l’évolution de la pandémie du Covid-19 et à son impact sur la qualité du crédit des émetteurs, a connu un franc succès auprès des investisseurs internationaux avec un carnet d’ordres dépassant les 2,5 milliards d’euros émanant de 197 investisseurs ».

Pour parvenir à cet excellent résultat, les autorités marocaines, notamment Mohamed Benchaaboun, le ministre des Finances himself, ont mené une cyber-roadshow auprès des plus importants investisseurs dans le monde. Il a ainsi fallu vendre les points forts du royaume qui présentent l’une des économies les plus attractives du continent africain, et qui a l’un des taux d’inflation les plus bas, y compris en cette période de Covid-19.

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