Depuis le 1er octobre 2023, l’Union européenne a institué une taxe carbone sur les importations, mais celle-ci ne commencera à être prélevée que dans trois ans, en 2026. Les Etats africains seront touchés, l’Europe étant leur principal partenaire commercial. La BAD évalue l’impact financier sur le continent à 25 milliards de dollars par an. Son président, Akinwumi Adesina, réclame une exemption de l’Afrique, mais il prêche un peu dans le désert. En revanche, le silence des gouvernements africains sur ce dossier, est pour le moins consternant.
Les pays africains devraient être exemptés de l’application du mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières (MACF)qui entraînerait un manque à gagner de 25 milliards de dollars par an pour le continent en pénalisant ses exportations à forte valeur ajoutée telles que le fer et les engrais, a plaidé le président de la BAD, Akinwumi Adesina, mercredi 6 décembre dans une intervention à la COP28.
L’Afrique est confrontée à un nouveau défi pour ses exportations vers l’Europe, avec le mécanisme d’ajustement de la taxe carbone aux frontières de l’Union européenne qui limitera considérablement ses exportations de produits à valeur ajoutée tels que le ciment, l’acier, l’aluminium et les engrais, s’inquiète le patron de la BAD lors d’une conférence sur le commerce durable tenue en marge de la COP28. Adesina met en garde : le continent pourrait perdre jusqu’à 25 milliards de dollars par an à cause de la taxe carbone européenne. Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières a été mis en œuvre le 1er octobre 2023, avec une période de transition de trois ans au cours de laquelle seules les obligations de déclaration s’appliqueront. Les paiements ne seront exigés qu’à partir de 2026. Cette taxe s’appliquera dans une première étape à sept secteurs : ciment, acier, fer, aluminium, engrais, électricité et hydrogène.
Pour Bruxelles, la taxe carbone vise en effet à rendre plus équitables les conditions de concurrence entre les entreprises de l’UE et celles des pays tiers en attribuant un prix du carbone à certains produits importés.











