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Togo : L’anacarde, une priorité économique

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Au lendemain de l’arrêt forcé des activités en 2020 à cause du Covid-19 et de la dégringolade des prix, la filière anacarde togolaise veut se relancer.

Déjà, de 400FCFA/Kg en 2018, les prix avaient déjà chuté à 250, 200 voire 150F/Kg en 2019 car des stocks étaient disponibles et les clients se faisaient rares. La pandémie à coronavirus a compliqué la donne en 2020.  

Sur les 25.000 tonnes de noix de production nationale attendue pour la campagne, seulement 22.000 tonnes ont pu être obtenues. Ainsi, le quatrième produit non-vivrier du pays en termes de tonnage (derrière le coton, le café et le cacao), surfait jusque-là sur une courbe ascendante (6000 tonnes en 2014, 15 000 en 2017, 22 000 en 2019) .

Un programme a donc été mis en place, réunissant les différents acteurs de la filière et le gouvernement, afin de rebondir rapidement. Le plan stratégique passe par la sélection et l’importation de matériel végétal amélioré notamment depuis le Ghana voisin, le suivi et l’analyse en laboratoire des performances des clones et des produits de transformation (pomme et noix), ou encore l’identification des maladies et rongeurs dans les plantations, et des meilleures techniques de lutte.

Pour les producteurs, l’objectif  est de parvenir dans l’immédiat à 30 000 tonnes d’ici 2022, et passer de 0,6 tonne à 4 tonnes à l’hectare d’ici 2028.

Les acteurs prévoient des ventes groupées pour la saison agricole en cours. D’ailleurs, la filière recense plus de 20 000 planteurs à travers tout le pays.

Enfin, les acteurs du secteur mettent le cap sur une augmentation de la production qui doit passer de 25 000 tonnes à 30 000 tonnes d’ici 2022.

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