Un peu plus de 8 mois après la Conférence internationale Afrique-Japon (Ticad) tenue à Tunis, le Premier ministre nippon, Fumio Kishida, effectuera une tournée sur le continent à partir du 30 avril. Il se rendra en Egypte, au Ghana, au Kenya et au Mozambique pour évoquer le renforcement de la coopération entre l’Afrique et les membres du G7, dont le Japon assure la présidence tournante.
Fumio Kishida, Chef du gouvernement japonais, effectuera une tournée en Afrique fin avril avec l’objectif de renforcer la coopération entre le continent et le groupe des sept économies du G7 dont Tokyo assure la présidence, a annoncé le porte-parole du gouvernement japonais, Hirokazu Matsuno, ce mardi 11 avril. Pour Tokyo, il s’agit aussi de confirmer le retour de sa diplomatie sur le continent et surtout, ne pas laisser le terrain libre à la Chine.
La tournée du Premier ministre nippon qui aura lieu durant les vacances de la Semaine d’or (une semaine de vacances au Japon prévue du 29 avril au 5 mai), intervient avant le prochain Sommet du G7, qui se tiendra du 19 au 21 mai à Hiroshima.
«La coopération avec les principaux pays africains pour s’attaquer aux problèmes internationaux est significative pour le Japon», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans son briefing quotidien.
Estimant que l’Afrique demeure sous-représentée dans les divers organes de gouvernance mondiale, malgré son poids économique et démographique grandissant, le Premier ministre japonais avait plaidé en décembre dernier pour l’octroi d’un siège permanent à l’Union africaine (UA) au sein du groupe des vingt plus grandes économies de la planète (G20).
«L’admission de l’Union africaine au sein du G20 est importante, étant donné le rôle grandissant des pays africains dans la communauté internationale», avait-il déclaré à l’issue d’une rencontre avec le président sénégalais et président en exercice de l’Union africaine d’alors, Macky Sall, à Tokyo.
Lors de la 8e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad-8), qui s’est tenue en août 2022 à Tunis, le Japon avait annoncé 30 milliards de dollars d’investissements en Afrique sur trois ans et la formation de plus de 300.000 ressortissants africains dans plusieurs domaines, pour tenter de contrer l’influence de son puissant rival chinois sur le continent.


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