La compétition portuaire s’intensifie en Afrique. Les ports qui détenaient un incontestable leadership il y a seulement dix ans comme Durban en Afrique du Sud, se font détrôner par d’autres plateformes dont les performances ont sensiblement augmenté, comme le port de Tanger Med au Maroc.
C’est ce que révèle l’édition 2022 de la Lloyd’s List, qui retrace les performances des ports sur la base du trafic conteneurs en 2021.
Les grands ports du continent gagnent tous des positions au classement des 100 premiers ports mondiaux à l’exception de Durban (Afrique du Sud) et d’Alexandrie (Egypte) qui sont à la peine. Le port d’Alexandrie qui pointait au 99ème rang l’an dernier avec 1,8 million d’EVP (équivalent vingt pieds) sort du top 100 mondial alors que celui de Durban dégringole en passant de la 72ème à la 81ème place pour des niveaux de trafic respectivement de 2,59 et 2,43 millions de conteneurs EVP.
Le complexe portuaire marocain de Tanger Med affiche l’une des meilleures performances mondiales de l’année dernière, passant de la 25ème à la 24ème place avec 7,17 millions de conteneurs EVP contre 5,77 millions un an plus tôt. Il occupe la 1ère place à l’échelle africaine.
Le port égyptien de Port-Saïd, 2ème du continent, arrive au 43ème rang avec 4,76 millions d’EVP traités en 2021 contre 4 millions l’année précédente. La plateforme de Lomé qui est entrée l’année dernière pour la toute première fois dans ce Top 100, a aussi amélioré ses performances et figure désormais à la 96ème position, marquant ainsi un progrès de 2 rangs.
Le hit-parade 2022 est marqué par une forte reprise de l’activité portuaire après le choc de la crise du Covid-19 sur la chaîne d’approvisionnement mondiale. Le redressement observé en 2021 a produit l’effet d’une croissance de 7% au plan mondial pour le trafic conteneurisé, qui a atteint 676,1 millions d’EVP. La reprise fait néanmoins résurgir le défi encore irrésolu de la congestion dans plusieurs ports.
Le Top 5 mondial n’a pas changé et met en exergue la domination des ports chinois (4 dans les 5 premiers) : Shanghaï (47 millions EVP), Singapour (37,47 millions EVP), Ningbo-Zhoushan (31 millions d’EVP), Shenzhen (28,76 millions EVP) et Guangzhou (24,18 millions d’EVP).





Maroc

![Éclairage | Le Maroc, moteur de la transition énergétique du transport maritime mondial [Banque mondiale] Des quantités importantes d’hydrogène vert seront nécessaires pour alimenter le transport maritime ainsi que d’autres secteurs. Cela représente une excellente opportunité pour certains pays de tirer profit d’une industrie nouvelle et en pleine croissance.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/03/A3-450x197.webp)
![Eclairage | Logistique maritime : la pression vient autant du client mal préparé que du freight forwarder non professionnel [Par Willy Lukanga] 1. La pression opérationnelle : normale et attendue La chaîne logistique mondiale comporte toujours des imprévus : - Changements d’ETA du navire ; - Congestion portuaire ; - Exigences douanières strictes ; - Délais de cut-off non négociables - Les freight forwarders sont formés pour gérer ces réalités. C’est la pression normale du secteur.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2025/11/Le-role-incontiurnable-du-transport-de-marchandises-dans-la-logistique-mondiale-450x206.png.webp)


