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Transport électrique :  Le Nigeria injecte 1,6 milliard de dollars dans son réseau

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Pour pallier définitivement les difficultés liées au transport de l’énergie électrique, le Nigeria, pays le plus peuplé et première économie du continent, compte investir une somme colossale pour la réhabilitation et l’extension de son réseau national.

Ce ne sont pas moins de 1,6 milliard de dollars qui seront investis par le Nigeria dans son réseau de transport de l’électricité pour éviter un désastre similaire à celui qui avait eu lieu en novembre dernier avec une coupure monstre.

«Nous sommes très engagés dans le programme d’extension du réseau mis en œuvre par la TCN [la compagnie nationale de transmission électrique, Ndlr]qui est largement soutenue par les donateurs. Je pense que nous avons actuellement 1,6 milliard de dollars US pour ce projet en particulier», a affirmé Faruk Yabo, le directeur des énergies renouvelables et de l’électrification rurale.

La première économie du continent est confrontée à de graves difficultés en matière électrique. Pour un nécessaire estimé à 40.000 MW, la production n’est assurée que par une puissance installée de 13.000 MW. Sauf même que cette puissance n’est pas utilisée à son maximum puisque les installations fonctionnelles en permanence n’ont qu’une capacité moyenne de 8.000 MW. Pire encore, une fois produite, le transport pose une vraie difficulté, puisque les lignes ne peuvent supporter que 5.500 MW de puissance installée.

En étendant et en renforçant ce réseau de transport, le pays fera énormément d’économie en évitant les pertes entre les unités de production et les consommateurs finaux, tout en anticipant sur les disponibilités futures. Un contrat a d’ailleurs été passé avec Siemens pour pouvoir arriver à la production et à la distribution de 25.000 MW dans les cinq prochaines années.

C’est dire que le pays a besoin de beaucoup plus que les 1,6 milliard de dollars US pour résoudre la difficile équation électrique entre la production et le transport. Aujourd’hui, à Lagos et dans les grandes villes du pays, beaucoup se tournent vers leur production en propre avec des groupes électrogènes qui fonctionnent au gasoil en permanence, au mépris de toutes les normes d’optimisation électrique.

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