Les autorités burkinabè ont procédé mardi 21 juillet, à l’inauguration de la centrale thermique de Pabré près de Ouagadougou, d’une capacité de 50 MW. Cette infrastructure a nécessité un investissement de 18 milliards FCFA.

Les travaux de construction de la centrale ont été menés au pas de charge. Tout le chantier a été réalisé en 90 jours par la filiale locale de la société émiratie Al Ahram Taqa Burkina, dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP).
L’infrastructure est équipée de 72 groupes de production destinés à injecter immédiatement 50 MW supplémentaires dans le réseau national interconnecté.
Cette centrale vient renforcer les capacités de production de la Sonabel, la société publique d’électricité, et s’inscrit dans la stratégie des autorités visant à réduire la dépendance aux importations d’électricité. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a souligné que « cette réalisation constitue une étape majeure dans la mise en œuvre de la politique de souveraineté énergétique engagée par les autorités.» Les difficultés liées aux importations d’électricité ont démontré les limites de la dépendance extérieure, rendant indispensable le renforcement de la production nationale, afin de garantir un approvisionnement plus stable et plus sécurisé, ajoute-t-il.
La centrale thermique qui vient d’être mise en service ne constitue qu’une première étape d’un programme beaucoup plus ambitieux d’un ensemble de sept projets de centrales, dont quatre sont déjà achevés tandis que trois autres sont en cours de réalisation. A terme, ces différentes infrastructures devraient porter la capacité installée supplémentaire à un peu plus de 220 MW.
Cette cérémonie d’inauguration de Pabré a été couplée avec le lancement officiel des travaux d’une nouvelle centrale thermique de 120 MW dans la commune rurale de Saaba, au Sud-Est de Ouagadougou. Réalisée par Al Amana, filiale d’Al Ahram Taqa, cette future infrastructure fonctionnera au Heavy Fuel Oil et au diesel. Son coût est estimé à un plus de 133 milliards FCFA, environ 203 millions d’euros, pour une mise en service prévue en 2027.





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