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Tunisie : En route vers une dictature ?

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Le président tunisien Kais Saied s’est attiré un déluge de critiques après sa décision de prolonger d’un an le gel du Parlement, ses opposants y voyant une nouvelle dérive autoritaire à trois jours du 11e anniversaire de la révolte ayant renversé la dictature le 17 décembre 2010.

Quatre mois et demi après avoir suspendu le 25 juillet dernier le Parlement dominé par le parti d’inspiration islamiste Ennahdha, sa bête noire, Kais Saied a procédé lundi à une dissolution de fait de l’assemblée en prolongeant son gel jusqu’au nouveau scrutin législatif dont il a fixé la date au 17 décembre 2022.

Le chef de l’Etat a aussi annoncé dans son discours un référendum pour le 25 juillet sur des amendements de la Constitution, qu’il veut plus présidentielle, et de la loi électorale qui régira les législatives.

En pleine crise socio-économique et sanitaire et après des mois de blocage politique, Kais Saied, élu au suffrage universel fin 2019, a invoqué le 25 juillet 2021 un « péril imminent » pour limoger le Premier ministre soutenu par Ennahdha, suspendre les activités du Parlement et reprendre en main le pouvoir judiciaire. Le chef de l’Etat tunisien a fait savoir que les amendements qu’il entend soumettre à référendum seraient la synthèse de propositions élaborées à la faveur de « consultations populaires » à mener à partir du 1er janvier sur des plateformes électroniques dédiées.

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