Deux jours après l’irruption spectaculaire d’hommes cagoulés (ndlr : appartenant sans doute à la fameuse police secrète de sinistre mémoire sous le régime de Benali) dans les locaux de l’Ordre des avocats à Tunis et l’arrestation de l’avocate Sonia Dahmani, le scénario s’est répété dans la capitale tunisienne, lundi 13 mai
Pas encore remis de l’attaque du week-end dernier, les « robes noires » tunisiens, réputées pour être des acteurs de contestation du pouvoir en place, sont sous le choc. Téléphones en main, des avocats filment la scène à laquelle ils peinent à croire. D’autres appellent à l’aide, à l’image de cette avocate dont les propos sont rapportés par RFI : «on était en train de regarder la TV quand une quinzaine d’hommes baraqués sont entrés ! Je n’ai jamais vu quelque chose de pareil de ma vie. C’est un gang qui est passé monsieur le bâtonnier, il faut que vous veniez tout de suite. Oui, tout de suite !»
Au milieu des crissements de pneus et des cris, un avocat a été emmené par des hommes encagoulés descendus d’un taxi collectif. Il s’agit de Me Mehdi Zagrouba, un des animateurs de la fronde contre le pouvoir en place à Tunis.
Plus tard dans la soirée, le ministère de l’Intérieur- sans citer nommément Mehdi Zagrouba- a publié un communiqué dans lequel il évoque l’ouverture d’une enquête par le parquet contre deux avocats suite à l’«agression» d’un policier en marge de la manifestation des avocats de lundi dernier à Tunis. Entretemps, il a instruit tous les sbires du régime dans les médias publics de lancer une campagne de dénigrement contre ces avocats.





Tunisie

![Burundi | L’avocat, l’autre levier de l’économie nationale [Reportage] «Le gouvernement a réalisé que l’avocat est le meilleur produit qui peut apporter des devises au pays et renforcer l’économie nationale une fois développé et exporté», indique Mme Chantale Nijimbere, ministre du Commerce. Pour réussir ce challenge, elle estime qu’il est important de mettre en place des mesures dont l’installation d’un centre de collecte au niveau national. Et ce dernier existe déjà dans la commune de Giteranyi, province de Muyinga, au nord du pays. La production d’avocat n’est pas d’ailleurs nouvelle au Burundi. Dans le pays, des milliers d’avocatiers existent.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2024/10/Le-President-450x253.jpg)



